Suétone, César, 42; Auguste
4. Jos., Ant., XIV, X, et XVI, vi, pièces censées émanées principalement de César et d'Auguste, toutes suspectes. Voir cidessus, p. 19G-197.
mesquine, les pièces conservées par Josèphe n'en reposent pas moins sur un fait vrai, la licéité du culte juif dans les quartiers juifs*, et la libre administration de leur caisse % à Rome , hors du pomœrium^ César et Auguste, s'ils se préoccupèrent réellement des Juifs, tranchèrent sûrement la question dans le sens d'une tolérance dédaigneuse. Ce qu'il y a de probable, c'est qu'Auguste au moins ne leur fit jamais l'honneur de penser à eux. Son entourage, surtout Horace, avait toute la juiverie en parfait mépris. Cicéron, quoique les ayant trouvés une ou deux fois sur son chemin, les prend médiocrement au sérieux.
Les envois d'argent que les communautés juives de province faisaient à Jérusalem étaient la source des principales difficultés avec l'autorité romaine. Il était reçu que le Juif de la diaspora devait expédier à Jérusalem toutes les sommes provenant des vœux, des dons et rétributions que payait l'Hiérosolymite*, surtout le demi-sicle ou didrachme destiné directement à l'entretien matériel du culte. On recueillait ces sommes dans une caisse, et, de
\. Rcligio certelicita^ Terlullicn, Apol., 21.