‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 130 sur 243 · Jos., Ant.,\\\\ X · texte numérisé non relu

Jos., Ant.,\\\\ X

3. l'Iiilon, Leg. ad Cnium, § 23; cf. § iO. Voir Marqnardt, limm. Sludlsrrrw., III, ;{.">,

A. .los., Ant., XIV, VII, 2; IMiilon, De vionarchia, II, §3.

temps en temps, des députés ou envoyés (ay^os/o//), choisis dans les familles les plus distinguées portaient la caisse à Jérusalem. C'était là une distinction suprême, le plus recherché de tous les honneurs*. Saint Paul la fait miroiter aux yeux de ses catéchumènes comme une faveur sans égale, et se sert de cette perspective pour grossir sa collecte. L'autorité romaine d'abord mit obstacle h ce mouvement d'argent, qui pouvait être préjudiciable aux provinces. Pomponius Flaccus, gouverneur d'Asie, fit confisquer les caisses juives à Apamée, Laodicéc, Adramytte, Pergame. Cicéron plaida pour lui, malgré les murmures d'un auditoire en grande partie composé de Juifs'. A partir de César, nulle entrave ne gêna plus la libre circulation de l'argent juif, et les envois furent régularisés^ Les villes les plus lointaines de l'Orient, Nisibe, Néhardéa, eurent leur caisse, que l'on portait à Jérusalem dans les occasions solennelles*. Cet argent provincial, affluant à Jérusalem, était, comme ditPhilon, la base de la piété de la nations Une aristocratie

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