Philon, Leg., § 23 et 40; Jos., Ant., XVI, vi, 2-7; x
4. Jos.. Ant., XVIII, IX, 1 ; Philon, Leg., § 31 ; Talm. de Jér., Schckalim, m, 4.
5. 'Ev y*? ■^5'î vojAÎiAoi; àirapy^aî; aï tûv èuoiScÛvtwv iki:i$ti tldi. Philon, De monarchia, l. c.
de pauvres, n'ayant d'autre occupation que la méditation de la Loi, se constituait autour du temple, envisageant comme un de ses droits d'être nourrie par les autres communautés du monde.
Jérusalem devenait ainsi pour le judaïsme ce qu'était Rome, au moyen âge, pour la catholicité. Ces voyages étaient pleins de douceur et de joie. La joie est le fruit naturel de tous les pèlerinages. Les hommes réunis, voyageant ensemble dans un but religieux, se trouvent toujours portés à la gaieté*. Des milliers de croyants, venant du bout du monde pour les fêles-, produisaient à Jérusalem des entassements énormes^, mais remportaient avec eux, dans leur pays, un redoublement d'esprit juif, une ardeur de prosélytisme qui ne connaissait plus de dangers.
Toujours portés à surfaire leurs privilèges, les Juifs traduisaient l'honnête liberté dont ils jouirent au commencement de l'empire romain en faveurs, qui eussent été exorbitantes si elles eussent été réelles; leur situation ressemblaitbeaucoupàcellc qui leur fut faite par les empereurs chrétiens et
1. Se rappeler Notre-Dame de Chartres, Notre-Dame de Liesstî. "1. Pliilon, Ih' nionitrrhia, II, § 1. Cf. Jos., Anl., XVII, il, "2; XVIII, i\, I; iMiscIma, IniiKt, vi, i; TtimiiUi, i, :i. 3. Jos.,//. J., VI, IX, :{.
au statut personnel des Arabes en Algérie. Les mensonges de Josèphe brochèrent sur le tout. Ainsi la juridiction des synagogues sur leurs propres se borna toujours aux questions légales du for ecclésiastique, si l'on peut parler ainsi. En ce qui concerne les lois de police et d'ordre public, le Juif n'avait aucune exemption. Quant à leurs procès entre eux, les membres de ces petits collèges avaient coutume de les faire juger par la synagogue à l'amiable*.
Alexandrie, jusqu'au m* siècle, eut une organisation à part dans l'empire romain. Les Juifs y furent assurément plus libres qu'ailleurs-. Ils avaient un ethnarque ou génarque^ et par conséquent une certaine autonomie. Auguste, qu'ils appelaient leur Soter, leur Ëvergète, donna même, à ce qu'il paraît, une certaine indépendance à leur sénat ou gérousie*;
1. I Cor., VI, I. Cf. Act., IX, -2; xviii. 1-2-lG, 17; xxii, 19; XXVI, 1 1 ; II Cor., xi, ti; le l'ait de la mort de Jésus.