Jos., Ant., XV, IX, 1-2; x, i; XVI, ii
i. Strahoii, XVI, iv, 23; Jos., Ant., XV, ix, 3; Mommsen, Hes yestœ divi Aug., édit. 2, p. 105-lOU.
à laisser d'elle une bien longue trace, Nicolas de Damas fut l'étoile de première grandeur ^ C'était un homme vaniteux, mais fort instruit, issu d'une grande famille de Damas, profondément versé dans la philosophie péripatéticienne *. Il s'attacha à Hérode et fut son conseiller intime dans les dix ou quinze dernières années de sa vie. Hérode n'avait reçu dans sa jeunesse aucune éducation hellénique; sur ses vieux jours, il prit goût h ces curiosités. Nicolas lui enseigna la philosophie grecque, la rhétorique, l'histoire \ Il paraît que, pendant le voyage d'Hérode en Italie (18 av. J.-C.),il ne cessa, sur le navire, de causer philosophie avec lui*. Il avait dix ans de moins qu'Hérode. Nous le verrons s'employer pour son maître dans les négociations les plus importantes, et continuer ses fonctions auprès d'Archelaiis. Le plus grand service, sans contredit, qu'il rendit à Hérode, fut d'écrire cette
1. Nicolas n'était pas juif. Voir Suidas, v. ÀvTÎivaTpoç, Dans Jos., Ant., XVI, II, 4, Nicolas se met avec les Juifs en vertu de son rôle d'avocat.
2. Sur les écrits philosophiques de Nicolas de Damas, voir Schûrer, I, p. 45-46.
3. Ch. Millier, Fragm. hist. gr.y III, p. 350 et suiv; Athénée, VI, p. 249; Suidas, au mot ÂvrÎTrarpo;; Jos., citalious nombreuses; Constantin Porphyr., extraits; Sophronius, dansFrag'm. hist. gr., t. IV, cod. clllix.