‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 160 sur 243 · Jos., Ant., XV, X, 3; B. J., I, xxiv · texte numérisé non relu

Jos., Ant., XV, X, 3; B. J., I, xxiv

i. Jos., Ant., XII, III, 2; XVI, ii, 3-5; vi, 1-8.

mense*. Si Israël avait été susceptible d'être tenté par la gloire mondaine, il eût salué son maître dans ce roi, circoncis après tout, qui lui donnait toutes les prospérités. Mais il était voué à l'idéal religieux. Il ne fit que se cabrer. Ces grandes choses, il faut bien le dire, n'avaient rien de national; ce n'était pas la nation qui les faisait; elles passaient par-dessus la tête d'Israël sans le toucher. Au vrai Juif, les travaux d'Hérode paraissaient des œuvres sans but ou des œuvres de pur égoïste qui s'imagine qu'il vivra toujours. Dans les gouvernements qui coûtent cher, le peuple voit l'impôt qu'il paie et non le résultat atteint par l'impôt. Derrière tant de belles créations, le Juif s'obstinait à ne voir que les charges du peuple. « Malheur, dit le livre d'Hénoch, à qui bâtit sa maison avec la sueur de ses frères; toutes les pierres de ces constructions profanes sont autant de péchés. »

Les plaintes de ces piétistes chagrins étaient sévèrement réprimées. Une police impitoyable faisait taire les murmures; les rassemblements étaient interdits; de nombreux espions rapportaient au roi tout ce qui se passait^ Deux ou trois conspirations,

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