‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 182 sur 243 · l'irké aboth, i, i · texte numérisé non relu

l'irké aboth, i, i

temps, qui jouit de la plus haute autorité. Il fut le maître de saint Paul * et se montra bienveillant pour le christianisme naissant', si bien que la tradition chrétienne voulut qu'il se fût fait chrétien'. C'est là une erreur assurément. Gamaliel conserva dans la synagogue un renom de premier ordre*. Mais il fut moins intolérant que les autres membres du sanhédrin pour la secte nouvelle; on y garda bonne note de lui.

On voit combien toute cette direction de casuistique scolastique était inféconde. C'était la conséquence du plus grand malheur qui pût arriver à la Thora, celui d'être appliquée, ce qui eut lieu à peu près depuis la révolte asmonéenne jusqu'à la destruction de Jérusalem en 70. Cette loi méritait-elle qu'on dépensât pour elle tant de fanatisme? Non vraiment. Excellente par son côté moral, elle était défectueuse comme code civil et mauvaise par son côté rituel. Voilà pourquoi la diaspora valait mieux que la Judée; Jérusalem,

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