‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 181 sur 243 · Tosifta, Joma, ch. iv · texte numérisé non relu

Tosifta, Joma, ch. iv

jour, les prescriptions de la fête*. Le sabbat l'occupait toute la semaine. Dès le mercredi, il interdisait de porter une lettre, parce que cette lettre pourrait ne pas être arrivée à destination le samedi'. Nous ne connaissons guère de lui qu'une bonne maxime : « Reçois tout le monde avec aménité ^ y> S'il était sûr que Schammai a réellement pratiqué ce précepte, nous lui pardonnerions de s'être donné tant de peine pour rechercher quelles sont les conditions où il est permis de manger un œuf pondu le jour du sabbat. Le scrupule reHgieux est la rouille de la religion; il n'en est jamais rien sorti. L'idée d'une sorte de compte ouvert entre Dieu et l'homme, d'un registre en partie double de préceptes et de péchés, d'expiations, de châtiments rachetables, est la plus fausse qui se puisse imaginer. La Loi y donnait ouverture par ses sacrifices pour le péché; la casuistique des rabbins y versa de la manière la plus fâcheuse ; c'a été la plaie du judaïsme qui a survécu aux crises du I'''" siècle et est venu jusqu'à nous.

Gamaliel fut un docteur à peu près du même

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