Ch. XIII
servi à former ceux de saint Paul* et des plus anciens Pères de l'Église chrétienne. A la vue de l'œuvre, n'avoir pas proclamé l'ouvrier, soutenir que les mauvaises mœurs de l'antiquité vinrent de là ! Cela est facile à dire. Mais vraiment le déisme est-il donc si pur? La haine du Sémite pour les images et les dieux faits de main d'homme*, l'impossibilité de distinguer les nuances fines, le besoin de croire que les cultes païens recelaient des horreurs, des sacrifices sanglants, des mystères sombres^, font de ces dix ou quinze pages un tableau tout à fait trompeur. Les religions de l'antiquilé toutes expliquées par l'amour du gain, la bassesse envers les rois, de sottes illusions; cela ne suffit pas vraiment. Le goût de l'art en religion est bien aussi quelque chose; les races qui ne l'ont pas sont mal placées pour juger celles qui le possèdent.