‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 193 sur 243 · Ch. v, 3 et suiv · texte numérisé non relu

Ch. v, 3 et suiv

de sorte qu'il est impossible de reconnaître par où elle a passé, — voilà comment, nous aussi, nous sommes nés et nous sommes morts, sans pouvoir montrer une trace de vertu ; nous avons été consumés dans notre méchanceté.

Oui, l'espérance de l'impie est pareille à la poussière emportée par le vent, à l'écume légère chassée par l'ouragan, à la fumée dissipée par la tempête, au souvenir du passant qui ne s'est arrêté qu'un seul jour à l'hôtellerie. Mais les justes vivent éternellement; ils ont leur récompense dans le Seigneur, et le Très- Haut prend soin d'eux...

Il y a du talent et du charme, un vrai sentiment de l'ancienne poésie gnomique dans la confession philosophique de Salomon qui forme la seconde partie du livre*. Ses amours pour la Sagesse, son mariage avec elle, tous les biens qu'elle lui apporte en dot sont dans le goût de l'ancienne légende et continuent bien la reine de Saba. Peu de passages de la Bible ont été plus exploités que celui-ci par lapiété chrétienne, par la prédication etlaliturgie. Le Juif, au contraire, se montre trop dans l'espèce de philosophie de l'histoire du peuple d'Israël et dans la déclamation contre le polythéisme qui composent la troisième partie de l'ouvrage'. Ses jugements sur le paganisme et la philosophie, à laquelle il doit tant, sont d'une sévérité exagérée ^ Us ont

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