Ch. XII, 19 et suiv
4. nâvr* fASTpw x»l àpi8p.â> xaî (rra6p.û Sura^a;. Ch. XI, 20, 22. Les battements du cœur, ii, 3; pluie, ii, 4.
tine. Il arrivait à une sorte de déisme analogue à celui de Gicéron et des éclectiques, où le surnaturel était réduit à son minimum^ et où la Thora n'était plus que la loi naturelle pratiquée avec pureté de cœur.
La Sibylle d'Alexandrie continuait à vaticiner ; mais, renonçant à la politique, elle ne pensera plus désormais qu'aux choses morales, à la réforme de l'humanité, à la conversion des païens. Un beau déisme l'inspire. Ses exhortations sont tendres, un peu prolixes, parfois touchantes.
Hommes mortels, faits de chair *, êtres de rien , pourquoi vous enorgueillir, sans faire attention au but de la vie ? Vous ne tremblez pas, vous ne craignez pas Dieu, qui vous regarde, le Très-Haut, qui connaît et voit tout, qui est présent partout, qui a créé et qui nourrit tous les êtres, qui a mis en eux son doux Esprit et a fait de cet Esprit le guide de tous les mortels.
Dieu est unique ; seul il règne ; il est très grand ; il n'a pas été engendré ; il est maître de toute chose. Invisible lui-môme, seul il voit tout. Aucune chair mortelle ne peut le voir. Car quelle chair pourrait de ses yeux contempler le Dieu véritable,
\. L'âge de ce morceau, conservé par Théophile d'Antioche ((in du II* siècle), donne lieu aux plus grands doutes. Il est sûrement d'une plume juive et a des rapports avec le poème juif de l'an 82 après J.-C. (comparez la fin des deux morceaux Carm. sih.f prooem., v. 81-87, à IV, 160 et suiv.). L'eschatologie est trop avancée pour qu'on le rapporte au premier recueil sibyllin. En toute hypothèse, le morceau a servi de préface à un recueil (Théophile et Lactance), mais ce recueil peut avoir été fait vers le temps de IMiilon.
immortel, qui habite le ciel ? Les hommes, race engendrée et vouée à la mort, composés d'os, de veines et de chairs, ne peuvent pas même regarder en face les rayons du soleil !
Vénérez celui qui est le seul chef du monde, qui, seul, dans les siècles des siècles, n'est pas engendré, qui commande à l'univers, et à tous les mortels distribue l'intelligence dans la commune lumière ! Vous recevrez le juste châtiment de votre malice, vous qui, ayant négligé de glorifier le Dieu véritable, éternel, et de lui sacrifier de saintes hécatombes, avez offert des victimes aux démons qui sont dans Thadès '.
Vous marchez dans l'orgueil et la folie ; abandonnant le droit chemin, vous vous perdez à travers les épines et les rochers ; mortels, pourquoi vous égarer? Arrêtez, insensés, qui tournoyez dans la nuit ténébreuse ; laissez l'ombre et recevez la lumière. Voilà qu'elle s'est manifestée à tous dans sa vérité. Venez ! Ne poursuivez plus sans cesse l'ombre et les ténèbres. Voyez comme la douce lumière du soleil brille en haut. Placez la sagesse dans vos cœurs, et apprenez à la connaître.
Unique est Dieu. C'est lui qui envoie la pluie, les vents, les tremblements de terre, les éclairs, les famines, les pestes, les tristes soucis, les neiges et les glaces. Mais pourquoi dire chaque chose en détail? 11 régit le ciel, il gouverne la terre, IL EST
Si tout ce qui naît est périssable, Dieu ne peut être sorti des organes de l'homme et de la femme. Non! Dieu est seul, uniq^ie, supérieur à tout. 11 a fait le ciel, le soleil, les astres, la lune, la terre féconde; il a fait les vagues gonflées des mers, les monts élevés, les sources intarissables. 11 a aussi engendré l'innombrable multitude des êtres aquatiques. 11 nourrit les reptiles, qui se meuvent sur la terre, les oiseaux bigarrés, au chant harmonieux, qui fendent l'air de leurs ailes avec un bruit aigu. 11 a mis dans les fourrés des montagnes la race farouche des bêtes sauvages. Il a établi chef de tous les ani-