Ceci a été raconté dans les Apôtres, p. Ifll et suiv
i. l'Iiilon écrivit encore après sa légation, De ratione anim., p. 172 (éd. Auchcr).
d'écrits maintenant perdus. Aucun autre Juif n'eut une connaissance aussi parfaite de la culture grecque. Son style est le grec classique, non ce style plein d'hébraïsmes et imité des Septante dont se servaient les Juifs. — Son érudition hébraïque, au contraire, était très courte. Il savait à peine l'hébreu *. Il travaillait sur la traduction grecque du Pentateuque et des prophètes ^ Ses étymologies hébraïques sont mauvaises ; mais , après tout , celles des docteurs palestiniens n'étaient pas meilleures. Ses Interpréta tiones vocuni hebraicarum ont été le noyau de la collection qui, grossie ou corrigée par Origène, Eusèbe, saint Jérôme, a défrayé la misérable science hébraïque du moyen âge, jusqu'à la Renaissance '\
La nature de Phi Ion était aussi excellente que son éducation fut accomplie. C'était un bel esprit et un beau caractère, honnête homme, libéral, aimant ses compatriotes et le genre humain tout entier. Les subtilités de ses explications allégoriques lui étaient commandées par les exigences de son apologétique; sans philologie, sans critique, il l'était assurément ; mais personne alors, dans le