‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 205 sur 243 · De mundi opificio, 1, 4, Mangey · texte numérisé non relu

De mundi opificio, 1, 4, Mangey

2. Legis ail., I, t. II, p. 261, Mangey; De cherubim, De ling, confus., t. I, p. 425; De somniis, I.

principe de toute action dans chaque être en particulier, aussi bien que dans l'univers; à lui seul appartient l'activité. Tout ce qui existe est pénétré de lui. Il est le lieu universel* ; car il contient tout. Il est tout\

Une telle doctrine aujourd'hui s'appellerait panthéisme; ce n'est sûrement pas dans la Bible que Philon l'a prise. L'cxégète alexandrin est bien plus près de la vieille théologie hébraïque dans ce qu'il dit du Logos intermédiaire entre Dieu et le monde; « l'ange de Jahvé » lui offrait ici une donnée dont la philosophie juive avant lui avait tiré partie Pour combler autant que possible l'abîme que le monolhéisme sémitique creuse entre Dieu et le monde, on fut amené à la conception d'un intermédiaire, Dieu par un côté, homme par un autre, qui mettait en rapport le fini et l'infini. Philon, combinant avec la Bible la théorie platonicienne des idées, de l'âme du monde, et la formule stoïcienne de la divinité conçue comme la raison agissant dans le monde, donna à cette doctrine un corps qu'elle n'avait pas eu jusque-là. La sagesse

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