‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 39 sur 243 · Jos., B. /.,II, YIII · texte numérisé non relu

Jos., B. /.,II, YIII

5. Il fait de môme pour les pharisiens et les sadducéens, qu'il transforme en une secte grecque. Jos., Ant., XV, x, i; Vita, 2.

yeux des Grecs*, et l'identifie à tort avec le dogme grec de l'immortalité de l'âme. Il dissimule également le messianisme, si intimement lié avec la résurrection. On doit supposer que les idées esséniennes sur ce point suivirent la marche des idées juives, analogues d'abord h celles du livre de Daniel, du plus ancien livre d'Hénoch, du 2' livre des Macchabées, pour arriver, vers le temps d'Hérode et au i'^'" siècle de notre ère, à une pleine fixité, surtout à la localisation rigoureuse d'un paradis, où l'on jouit d'un printemps éternel, et d'un enfer souterrain, rempli d'horreurs^ L'apparente absence d'idées messianiques chez les esséniens s'explique peut-être de même par l'antipathie de Philon et de Josèphe pour ces idées. Tous les deux tiennent à présenter ces ascètes par le côté le plus honorable aux yeux des non-Juifs, et suppriment ce qui eût été pour les Grecs inintelligible ou ridicule.

i. Actes, XVII, 3-2. Cf. Orig. du christ., VII, p. 385.

2. ZoçciiÎTî xal x<>>Atpiov àceopîÇovTai auy^iv, ^«'[Aivra Ttjxupiwv àStaXeÎTC- Tuv. Comparez Ilûnoch.

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