Comparez Ilénoch, 1" partie
4. Comp. Dan., x, 2-3; llénocli, i.xxxiii, "2; lxxxv, 3; IV Ksdr., IX, U, -20; xii,5l.
SOUS Archelaûs, est ainsi venu jusqu'à nous*. Ils pratiquaient la sorcellerie par les noms des anges, la médecine par des lustrations et des charmes superstitieux, sans négliger cependant les vertus des plantes et des pierres*. Tout cela, on le voit, rappelle assez le livre d'FIénoch, et il n'est pas impossible que ce livre singulier soit un livre essénien, un des livres qu'ils juraient, k leur entrée dans la secte, de garder avec autant de soin que les noms des anges ^
Les idées des esséniens sur la vie future durent varier selon les temps, et sûrement elles n'eurent pas dès le ii* siècle avant Jésus-Christ la clarté et la décision que leur prête Josèphe, au i®' siècle après Jésus-Christ. Selon Josèphe, les esséniens auraient toujours professé les plus pures doctrines de la philosophie grecque sur l'immortalité de l'âme*. Josèphe, soucieux d'helléniser ses compatriotes % fausse toujours le dogme juif de la résurrection, ridicule aux
1. Jos., B.J., II, VIII, 12. Corap. Ant.y XIII, xi, 2 (B. /., I, III, 5); XV, X, 5; XVII, xiii, 3 (B. J., II, vu, 3).