‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 65 sur 243 · L&cl. Inst. dit?., VII · texte numérisé non relu

L&cl. Inst. dit?., VII

3. Nom (le la sibylle de Curaes, e celle qui trouble les bommes ».

plus gros moyens de jeter de la poudre aux yeux ne peuvent être négligés avec une aussi sotte race que l'espèce humaine, créée pour l'erreur, et qui, quand elle admet la vérité, ne l'admet jamais pour les bonnes raisons. Il faut bien alors lui en donner de mauvaises. En ce sens, l'Erythrée fut vraie prophétesse. Ses vers apocryphes ont pris place au fin fond du cœur de l'humanité. On croira parce qu'elle a cru ; on espérera parce qu'elle a espéré. Teste David cum sihylla. Vive le faussaire qui a si bien si réussi î

La littérature sibylline, du reste, était loin d'être close. Ces oracles se refaisaient sans cesse, et rien n'est plus difficile que de dater de pareils morceaux, toujours en mauvais vers, mais pleins des sentiments les plus purs. On dirait une même école, animée du même esprit, se continuant à travers les siècles. A chaque événement grave intéressant l'histoire religieuse, nous retrouverons les impressions de ce juge permanent, appréciant toute chose au point de vue d'Israël, justifiant l'adage : La sibylle vit toujours*!

1. Ortie, sib., III, 808 et suiv. Uihj. du christ., VI, 18, note 1.

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