‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 64 sur 243 · ieorg., I, i6i et suiv · texte numérisé non relu

ieorg., I, i6i et suiv

4. III, (i7"2 et suiv.; 795 et suiv. Voir ci-dessus, p. !)() cl î)S.

beau poème classique. Ils ont été une des bases du christianisme; nous avons cru, parce que saint Justin, Clément d'Alexandrie, Lactance, tant d'autres ont cru que ces mauvais vers étaient vraiment de la sibylle Erythrée. Lactance, qui pouvait citer Isaïe, cite de préférence la sibylle qui le copie*. Cette sibylle prévoit qu'on l'appellera folle et menteuse^; elle a raison assurément. Non, ce n'est pas l'Erythrée, ce n'est pas Taraxandre% qui a écrit ces mauvais vers. Mais ces vers disent vrai. Il y a un jugement de Dieu, il y a une mesure absolue des choses morales. Il y a une réalité des choses. Le témoin que nous cherchons au ciel existe ailleurs qu'au dedans de nous-mêmes. Il y a un avenir pour l'humanité. Toutes les peintures qu'on en fera seront enfantines ; et pourtant les utopies, les chimères socialistes sont vraies dans leur ensemble. Il viendra quelque jour un Virgile qui tirera de ce fatras un rêve d'or. Le messianisme de l'avenir aura ses racines dans un fumier près duquel nous avons tous passé avec dédain.

La religion est une imposture nécessaire. Les

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