Jos., Ant., \II1, M
risiens, et la manière injuste dont l'histoire Ta traité vient surtout des haines féroces qu'il avait suscitées.
A la mort d'Aristobule, sa veuve Salomé, dite en grec Alexandra*, ordonna de mettre en liberté les trois frères du roi défunt et fit proclamer roi et grand-prêtre Jonathan, ou (par abréviation) Jannée, dit en grec Alexandre, qui paraissait le meilleur et le plus modéré. En même temps, elle l'épousa, quoiqu'elle fût sensiblement plus ûgée que lui ". C'était une personne de grande capacité
i. Eusèbe, saint Jérôme, la Chronique pascale, le Syncelle (Eusèbe, Chron., édit. Scliœne, II, 130, 134, 135; Comp. saint Jér., Comm. in. Dan., i\, "liet suiv.) disent que son nom hébreu était SaXtvx ou iaaXivâ. i:AAAlNA parait une faute pour ÏAAAINA, qu'on peut être tenté de rapprocher de yîj , nom de la princesse ensevelie dans le sarcophage du Tombeau des rois qui est au Louvre, mais (jui semble bien être un litre d'honneur, comme Uos-s-«. c Notre Dame », qu'on lui donnait en lui parlant.
"2. 11 est sûrement étrange que Josèphe (Ant., XIII, xii, 1) ne le dise pas; maison est comme forcé de l'admettre. Ce qui est inadmissible, c'est que Alexandra ait eu soixante-treize ans à sa mort (Jos., Ant., XIU, xvi, G). Elle aurait eu, en effet, seize ans de plus que son mari (Comp. Jos., Ant., XIII, xv, 5); elle l'aurait épousé à trente-neuf ans, et elle en aurait encore eu deux fils. Il est probable que soixante-treize est une exagération. Supposons qu'Alexandra soit morte à soixante ans, on obtient des combinaisons vraisemblables. Il est singulier que ses enfants (Jos., Ant., XIII, XV, 5; xvi, 2) soient toujours présentés comme en bas âge à la mort de Jannée.
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et qui plus tard joua un rôle de première importance.
Alexandre Jannée avait alors vingt-deux ans. Il régna vingt-six ou vingt-sept ans (104-78 av. J.-C), et ce fut un assez bon règne, d'abord parce qu'il fut long, ensuite parce qu'Alexandre Jannée, à part son trop grand goût pour la guerre, fut un souverain assez estimable. En montant sur le trône, il ne commit que le minimum de cruautés jugées nécessaires en Orient pour la sécurité d'un règne. Il fit mourir un de ses frères dont il craignait l'ambition ; il laissa vivre l'autre, qui ne demandait qu'à rester obscur.
Alexandre Jannée tourna d'abord ses armes vers le littoral, où des villes importantes. Acre, Dora, la tour de Straton, Gaza, restaient en dehors de la domination judaïque. Les succès furent divers. Acre, avec un patriotisme admirable, échappa pour toujours à la domination juive et mérita de rester ville libre. L'Egypte se mêla de l'affaire ; ce fut un imbrofjlio sans nom de perfidies et de volte-faces*. Dora et la lourde Straton avaient un tyran nommé Zoïle, qui se défendit éiiergiqucment, mais dut enfin céder. Les acquisitions des Juifs s'éleudirent