Jos., Ant., XIV, IV, o
leur existence à Pompée et soHt datées par l'ère de Pompée (64-62) ^ Le passage de Pompée fut pour tout l'Orient une renaissance; ce fut aussi la chose la plus heureuse pour l'évolution du judaïsme. Le christianisme n'aurait pu se développer sous une monarchie nationale, le plus lourd des obstacles à la liberté.
Le malheureux Aristobule suivait son vainqueur, enchaîné, avec ses deux fils et ses deux filles. Un des fils, Alexandre, s'échappa. Un autre, Antigone, fut conduit à Rome avec ses deux sœurs, et figura au triomphe de Pompée (61 )^ Un très grand nombre d'esclaves juifs furent amenés à Rome à cette occasion ; ils servirent de noyau à la colonie juive de Rome, qui eut de si brillantes destinées'.
1. Schïirer, I, p. 210, GHO; II, 50 et suiv. 2i0 (résumant Norris, Belley, Eckliel, Mioniiet, de Saulcy),
2. Jos., XIV, IV, 5; B. J., I, vu, 7; Plutarque, Pompée, 45; Appien, MithriiL, 117. Cominwcx Psautier tir Snlomoii, ps. xvii, V. 14.
3. Philon, Leg. ad Caium, § 23; Ps. de Sat., xvii, 1 i. Voir Ori(j. du rlirist., t. III, p. 177-181.