‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 108 sur 337 · iMatlh., Yi, 29;\ll · texte numérisé non relu

iMatlh., Yi, 29;\ll

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gence, qui évidemment le caractérisa, lui valut de bonne heure un renom de science et de philosophie. Chaque âge comprit cette science et cette philosophie selon la mode qui dominait. Salomon fut ainsi tour à tour paraboliste, naturaliste, sceptique, magicien, astrologue, alchimiste, cabbaliste. Un seul passage ancien présente à cet égard une demi-valeur historique :

Dieu donna à Salomon une science et une sagesse extraordinaires, et un esprit aussi étendu que le sable des rivages de la mer. Et la science de Salomon surpassa celle de tous les Arabes et toute la science de TÉgypte. Il s*éleva en sagesse au-dessus de tous les hommes, au-dessus d'Éthan l'Ezrahite, de Héman*, de Calcol, de Darda fils de Mahol, et son nom se répandit chez les nations environnantes. El Salomon prononça trois mille masal (proverbes ou paraboles) et composa cinq mille sir (chants lyriques ^). Et il traita de tous les arbres, depuis le cèdre qui croît sur le Liban, jusqu'à l'hysope qui sort des murailles, et il traita des quadrupèdes, des oiseaux, des reptiles et des poissons. Et on venait de tous les pays entendre la science de Salo-

4. I/auteur des Chroniques (I Chron., ii, 6; xv, 47, 49; xxv, 4 et suiv.) et les scoliastes qui ont mis les titres des Psaumes (Ps. Lxxxviii et Lxxxix) n'ont fait qu'user de ces noms, qu'ils ont trouvés dans les livres des Rois. Ils ne possédaient aucune donnée originale sur ces personnages réels ou supposés.

2. Le texte porte: « mille cinq ». Ce chiffre a quelque chose de singulier. Je suppose qu'il faut lire D''D'?N* n\i/*Dn.

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mon, de la part des rois qui avaient ouï parler de sa sagesse * .

Ce passage a été écrit à une époque où Salomoii était déjà devenu un personnage légendaire et où Ton ne se refusait h son sujet aucune exagération. La seule partie de la littérature hébraïque actuellement conservée qu'on pourrait attribuer à Salomon, c'est la partie du livre des Proverbes qui s'étend du verset i" du chapitre x au verset 16 du chapitre xxii. Mais, si ce petit recueil de proverbes remonte effectivement au temps de Salomon, ce n'est pas là une œuvre personnelle; tout au plus, pourrait-on admettre que Salomon fit faire la collection. Jamais personne n'a composé des proverbes comme un ouvrage suivi et de propos délibéré. Non seulement nous n'avons aucun écrit de Salomon; mais il est probable qu'il n'écrivait pas ^. Nous nous le figurons bien plutôt comme un khalife de Bagdad, amusé par les lettrés qui compilaient selon ses idées, comme un Harounal-Raschid, entouré de chanteurs, de conteurs, de gens d'esprit, avec lesquels il prenait volontiers le ton de confrère et de collaborateur.

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