I Rois, V, 9 et suiv
2. Dans le passage précité du livre des Rois, Vauteur n'emploie pas une seule fois le verbe kaiaby « écrire ».
[955 av. J.-C] LE ROYAUME UNIQUE. 177
Un premier recueil de proverbes put être ainsi composé dans l'entourage de Salomon *. Peut-être s'y joignit-il une Histoire naturelle enfantine, description des créatures , en commençant par les plus grandes et finissant par les plus petites ^, ou bien des moralités tirées des animaux et des plantes^. Les sir, de même, n'ont pu être des compositions réfléchies, faites artificiellement dans le loisir de l'homme de lettres. L'essence du sir était d'être inspiré directement par une circonstance déterminée. Ici encore, on pourrait supposer qu'il est question d'une compilation, et on aimerait à croire qu'il s'agit du lasir ou lasar, si de fortes raisons n'invitaient à placer la composition de ce recueil après le schisme, dans les tribus du Nord.
Déterminer avec précision l'état de la littérature hébraïque à cette époque, ou, pour mieux dire, énumérer ce que l'on possédait d'écritures à Jérusalem et en Israël, au moment du schisme, serait chose impossible. ()uand Juda et Israël séparèrent
i. Un recueil du même genre fut exécuté plus tard par les lettrés d'Ezéchias, Prov., xxv, 1.
2. Comparer, chez les Arabes, les naïves Histoires naturelles de Damiri et autres.