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202 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [9iO av. J.-C]
districts de Juda et de Benjamin. Les places fortes où ils demeuraient furent comme des petites cours, où l'on déploya un luxe royal et qui eurent des harems à la façon de Jérusalem ^ . Cette organisation fut probablement imitée sous les règnes suivants-, et c'est peut-être pour cela que, depuis Roboam, la cour des rois de Juda n'offre plus les drames terribles qui avaient ensanglanté les palais de Sion sous les règnes de David et de Salomon.
A part la puissance extérieure, le règne de Roboam ne différa pas autant qu'on pourrait le croire du règne de Salomon. Ce fut Louis XV après Louis XIV. Le mouvement prophétique paraît avoir été tout à fait nul. L'espèce de largeur d'esprit, non sans quelque relâchement moral, qui caractérisa les dernières années du règne de Salomon, continua sous Roboam. L'éclectisme rehgieux couvrit le pays de hauts lieux, de cippes sacrés, àUiséroth, Les sommets de collines étaient couronnés de ces symboles; les bocages verts recelaient sous leurs ombrages des mystères que l'on supposait honteux. Au dire des rigoristes, toutes les impuretés chananéennes florissaient. L'ignoble hiérodule des temples phéni-
MlChron., xi. 18-23.