Exode, XV
(). Ibid., XVIII.
7. Ibid., III, 2; xvii, G; xxxiii, 18; comp. la légende d'Élic. l Rois, XIX, 8. Le dentéronomisle reprit cette désignation géographique. Voir tome l^% p. 191, note. Le jéhoviste et l'élohiste préférèrent Sina'i. Voir Dillmann, Exode, p. 24.
214 HISIOIRE 1)1' PEUPLE D'ISRAËL. [930 av. J.-C.l
simple renouvellement de l'alliance de lahvé avec son peuple. Ce qui est sûr, c'est que le caractère céraunien de lahvé était fortement accusé. La foudre, Féclair, le nuage sombre, la tempête, sont, en ces vieilles pages, Taccompagnement indispensable des apparitions de lahvé. Dans la traversée du désert. Moïse jouait seulement le rôle de chef entre plusieurs autres chefs K Peut-être quelques données exactes sur la topographie de la péninsule du Sinaï servaient-elles à enchaîner ces récits, et, comme le voyage dans la péninsule fut très court, on arrivait ainsi presque d'un saut à Hésébon et aux talus de Moab, où l'histoire héroïque commençait.
Le livre était essentiellement un livre israélite, dans le sens que le schisme des dix tribus avait consacrée Le but qu'on s'y proposait était de faire valoir les légendes israélites, d'expliquer d'une façon relevée l'origine des lieux saints israélites, d'attribuer aux ancêtres des tribus, à l'exclusion des indigènes et des Philistins, toutes les bonnes vieilles choses du pays, les puits, les bois sacrés, les vieux térébinthes. Joseph, le père d'Éphraïm et de Ma-
J. Voy. tome 1% p. 167-168, 205.