Ibid., xxvfiî, 22 ; xxxiii
|'J30 av. J.-C. j lES J) K U X 11 0 V A V M K S. i> I 7
d'enfants par excellence, Homère et la Bible ^ Ce sont les deux seuls livres qui aient été faits pour un public analogue aux enfants, un public curieux, aimable, facile à contenter, n'ayant aucune arrièrepensée théologique, soit pour affirmer, soit pour nier.
Si nous possédions l'œuvre entière du conteur de Béthel ou de Sichem, nous verrions sans doute que, dans son écrit, résida tout le secret de la beauté hébraïque, qui a séduit le monde à l'égal de la beauté grecque. Cet inconnu a créé la moitié de la poétique de l'humanité. Ses récits sont comme un souffle du printemps du monde. Leur fraîcheur exquise n'est égalée que par leur grandiose crudité. L'homme, quand ces pages étranges furent écrites, vivait encore dans le mythe - . Les aperceptions sur le divin étaient à l'état d'hallucination. Les multiples éloJiim remplissaient l'air, à l'état de souffles mystérieux, de bruits inconnus, de terreurs paniques ^ L'homme avait avec eux des batailles nocturnes, d'où il sortait blessé. Élohim appa-
\. On peut ajouter, à quelques égards l'Evangile, l'apparition du christianisme ayant ramené pour l'humanité une sortt' d'enfance spirituelle et de rajeunissement.