Kois, XVI
îî. Inscr. de Mésa, commencement et lignes 7-8. . i. I Kois, XX, 1 et suiv.
254 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [895av. J.-C]
lui manquait le plus, une capitale. La misérable bicoque de Thirsa ne pouvait s'appeler de ce nom, bien qu'elle eût un palais royal ^ , et qu'on ait pu, dans les poésies populaires, la mettre en parallèle avec Jérusalem ^. Jezraël, dans sa riche plaine, semblait désignée pour lui succéder; mais Jezraël n'avait pas ce qui était essentiel à une capitale d'alors, je veux dire une acropole susceptible d'être fortifiée. Omri acheta deux talents d'argent une colline située à deux ou trois lieues de Sichem, vers le nord-ouest, dans une position stratégique très avantageuse. Il l'appela Somcron ^, « la Garde », voulant en faire le point central de sa royauté. Effectivement, pendant deux cents ans, Someron, que, selon l'usage, nous appellerons Samarie, va être la Jérusalem du Nord. Mais le Nord ne donna jamais à son roi des pouvoirs assez étendus pour que cette ville nouvelle ait pu rivaliser avec Sion. Nous ne savons rien de ses constructions, et les traces en ont à peu près disparu sous les ruines romaines de la moderne Sébastié, Le règne d'Omri et celui de son fils Achab *
l.IRois, XVI, 4., 9, 18.