‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 179 sur 337 · pDDT DVJ br. II nois, Viii, î · texte numérisé non relu

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A. Amos, m, 12.

5. Son vrai nom peut avoir élé Iladadézer (Schrader, p. 201), par la loi d'atavisme des noms propres.

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royaume du Nord avec une des armées les plus fortes qu'on eût vues en ces parages. Il avait trente-deux rois dans son armée et une cavalerie redoutaijle. Benhadad marcha victorieusement sur Samarie. Achab parlementa, accepta d'abord d'assez rudes conditions. Les prophètes s'en mêlèrent. Une vigoureuse sortie des gens de Samarie décida du sort de la première campagne.

Benhadad se retira, bien décidé a revenir et à engager la lutte, non dans les régions montagneuses comme Samarie, où sa cavalerie ne pouvait se déployer, mais dans la plaine de Jezraël. « Leurs dieux sont des dieux de montagnes, lui dirent ses officiers; c'est pour cela qu'ils nous ont vaincus. Attaquons-les dans la plaine; sûrement nous les vaincrons. y> On lui donna un conseil beaucoup plus politique, en l'engageant à remplacer ses trentesix rois par autant de pahot, ou fonctionnaires sous ses ordres, c'est-à-dire à fortifier son organisation militaire, à peu près comme nous l'avons vu faire de nos jours dans l'empire allemand.

Un an après, en effet, Benhadad marcha de nouveau avec ses Araméens et prit positions dansAfeq, près de Jezraël \ où résidait Achab. La plaine, lar-

[ 1. On doute de l'idendilé des deux Apliek, I Sam., x\ix, 1, et

2<)6 H 1 S T 0 1 R E D U P E L' 1» L E D'ISRAËL. [H15 av. J.-C. ]

gement ouverte en cet endroit, était favorable aux Araméens; les Israélites furent pris de grandes hésitations. Les prophètes iahvéistes soutenaient que lahvé était un dieu de plaine aussi bien qu'un dieu de montagnes, et poussaient à la bataille. Achab, plus prudent, traita sur la base du statu quo ante bellum. Benhadad II rendit les places que son père avait prises à Omri, et donna aux Samaritains dans Damas des quartiers francs comme les Damasquins en avaient dans Samarie. Les prophètes, ou plutôt les affiliés de cette congrégation dangereuse, furent mécontents et signifièrent au roi par divers apologues en action qu'il avait mal fait de ne pas exterminer tous les Syriens ^

Josaphat, à Jérusalem, était dans de bien meil leurs termes avec les hommes de Dieu. Il eut en même temps le grand bon sens de vivre en paix avec le roi de Samarie. L'alliance des deux rois fut scellée par le mariage d'Athalie, fille d'Omri, avec Joram, fils de Josaphat -. Trois ans s'étaient écou-

1 Rois, XX, 26, 30. La circonstance alléguée par les prophètes porte à croire que l'Aphek ici en question était dans la plaine de Jezraël. C'était Tcndroit ordinaire des rencontres entre les Israélites et les Damasquins. Il Rois, xiii, 17.

\. I Rois, XX, 35-43, ancien.

2. II Rois, vili, 18, m\ Il Chron., xxii, 2. Voir ci-après, p. 310, note.

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lés depuis la deuxième campagne de Benhadad^ Il paraît que celui-ci avait mal rempli ses promesses en ce qui concerne la restitution des villes du Galaad -. Josaphat vint visiter le roi d'Israël à Samarie. Ils résolurent de marcher ensemble contre Benhadad. L'objectif de la campagne fut la reprise de Bamoth-Galaad. Une communion religieuse sans réserve régnait entre les deux rois.

1. I Rois, XXII, ancien. Josaphat et Acliab y professent la même religion; Achah y est assez bien avec les prophètes de lahvé; Elle ne figure pas. Notez le mil' Z'il comme aux temps anciens. On peut voir dans ce chapitre un extrait de la Vie de Josaphat par Jéhu fils de Hanani, U Chron., xx, 34.

2. C'est ici, d'après M. Schrader et la plupart des assyriologues, qu'il faudrait placer la bataille de Karkar, livrée, en l'an 854, selon la chronologie assyrienne, par Salmanasar II, à une ligue de rois de Syrie, parmi lesquels figureraient Benhadad et Achab (Schrader, Keilinschr. und Gesch., p. 356 et suiv., Keilinschr. iind das A. T., p. 193 et suiv.). Je pense, comme M. Wellhausen, qu'il est très difficile d'admettre une alliance de Benhadad et du roi d'Israël à celte date. La Palestine n'a connu l'Assyrie conquérante que cent ans plus tard. En outre, il n'est pas possible qu'un fait aussi important que l'expédition de Salmanasar II n'eût pas laissé de traces dans les annales d'Israël, tout écourtées qu'elles sont, i-es listes assyriennes peuvent, comme les listes égyptiennes des campagnes de Syrie, être des bulletins mensongers, composés a pn'orlj où Ton prenait d'office les noms de villes pour en faire des vaincus. Remarquez que les plus anciens prophètes ne parlent jamais d'Assur; or, dès qu'Assur apparaît dans les affaires de Syrie, on en sent le contre-coup chez les prophètes. Rien de plus facile que de classer les prophètes en antérieurs ou postérieurs à l'entrée en scène des Assyriens (vers 750 avant J.-C.'.

298 msToiin: du i»i:i:i»le disuaël. [875 av. j.-c.j

Achab rassembla ses prophètes au nombre de quatre cents, et leur demanda s'il fallait marcher contre Ramoth-Galaad. Ils répondirent affirmativement. Josaphat eut des doutes. Alors se passa une scène étrange, dont le vivant tableau nous a été conservé^ ; nous nous bornerons à le traduire.

« N'y a-t-il pas, demanda Josaphat, d'autre prophète de lahvé que nous puissions consulter? — Il y a bien encore quelqu'un, répondit le roi d'Israël, par qui on peut consulter lahvé; mais je le hais, par ce qu'il ne me prophétise jamais que du mal; c'est Wikaïahou, fils d'imia ». Et Josaphat dit: « Que le roi ne parle pas ainsi. .^ Alors le roi d'Israël appela un ennuque et lui dit : « Fais vite venir Mikaiahou fils d'Imla ! » Or, pendant que le roi d'Israël et le roi de Juda étaient assis chacun sur un siège, revêtus de leurs costumes, sur la place à l'entrée de la porte de Samarie, et que tous les prophètes prophétisaient devant eux, Sidkiah fds de Kenaana, qui s'était fait des cornes de fer au front, apparut et s'écria : « Voici ce que dit lahvé : « Avec ceci [mon- » Irant les cornes], lu écraseras les Araméens jusqu'au der- T) nier. » Et tous les prophètes prophétisaient de même, disant : « Marche contre Rgmoth-Galaad et triomphe ! lahvé la livrera au roi! » Cependant le messager qui était allé appeler Mikaiahou lui parla en ces termes : « Voilà que les prophètes à l'unanimité ont prédit du bien au roi; que ta parole ne soit pas en désaccord avec la leur; prédis aussi du bien ! » Mais Mikaiahou répondit : « Par la vie de lahvé! ce que lahvé me commandera, je le dirai. »

Lorsqu'il fut venu auprès du roi, celui-ci l'apostropha :

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