‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 181 sur 337 · L'Esprit [saint], source de l'inspiration des prophètes · texte numérisé non relu

L'Esprit [saint], source de l'inspiration des prophètes

3. Le document primitif contenait sans doute l'anecdote répondant à celte prophétie.

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donna de saisir Mikaïahou et de le remettre à Amon, le commandant de la ville, et à Joas, grand vizir du roi, avec cet ordre : « Mettez cet homme en prison, et donnez-lui la ration de pain et d*eau qu'on donne en temps de détresse, jusqu'à ce que je revienne en bonne santé. » Et Mikaïahou dit : « Si jamais tu reviens en bonne santé, ce n'est pas lahvé qui aura parlé par moi i. »

Acliab et Josaphat marchèrent ensemble contre Ramoth-Galaad. Benhadad en voulait particulièrement à Achab, et ordonna à ses trente-deux chefs de char de diriger toutes leurs attaques contre lui. Achab alla au combat déguisé, ce qui faillit faire périr Josaphat, qu'on prit pour lui. Les deux rois montrèrent le plus grand courage; mais, au plus fort de l'action, Achab fut atteint d'une flèche au défaut de la cuirasse. Il n'en resta pas moins debout dans son char^, faisant face aux Araméens. Vers le coucher du soleil, les Israélites faiblirent, le cri

Is el iro, Is el arso.

«. Chacun à sa ville ! chacun à sa terre ! » courait dans les rangs. Achab mourut dans la soirée; le

1 . La fin du verset 28 dans Thébreu a été ajoutée pour rattacher iciMichée, i, 2, et identifier les deux prophètes de ce nom.

2. Se figurer cette manière héroïque d'aller en char au combat sur le modèle que les poèmes homériques et rarchéologie grecque nous ont rendu familier.

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fond de son char fut trouvé plein de sang. On rapporta son corps à Samarie^ Il avait régné vingtdeux ans, et n'avait que quarante ans^.

Josaphat regagna Jérusalem presque seul. Les prophètes trouvèrent moyen de prouver que l'expédition avait été entreprise malgré leur avis. Le danger de désobéir aux prophètes fut ainsi établi par une nouvelle et terrible leçon.

Achab, tant calomnié par les historiens iahvéistes, fut, en somme, un remarquable souverain, brave, intelligent, modéré, dévoué aux idées de civilisation. Il égala Salomon par l'ouverture d'esprit et la (( sagesse ». Il le surpassa par la valeur mihtaire et par la justesse de ses vues générales. Il bâtit plusieurs villes, développa Samarie, embellit le palais commencé par son père, et construisit la demeure appelée Beth has-seu^, ce la maison d'ivoire », à cause de la profusion qu'on y fit de cette matière précieuse, dans le travail de laquelle les Phéniciens excellaient. Jezraël prit grâce à lui

1. Ce qui suit, v. 38, a été ajouté pour montrer tant bien que mal l'accomplissement de la prophétie d'Elie.

H. Inscr. de Mésa, ligne 8. Voy. ci-après, p. 303.

3. 1 Rois, XXII, 39. On doute si la maison d'ivoire était à Sainarie ou à Jezraël. Cf. Amos, m, 15; Ps. xlv, 9; Gant., vu, 5. Corn p. Odyssée, IV, 72, et ci-dessus, p. 264.

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de grands développements, et devînt comme la seconde capitale d'Israël. La poésie paraît aussi, sous son règne, avoir jeté quelque éclat^

Achab eut pour successeur son fils Ahaziah ou Ochozias, qui, gouverné par sa mère Jézabel, pratiqua le même éclectisme que son père, adorant lahvé, mais tolérant pour Baal. La malheureuse expédition d'Achab pour reprendre Ramoth-Galaad fut suivie d'un grand affaiblissement; Moab en profita pour se délivrer entièrement de la vassalité d'Israël et pour se soustraire, en particulier, au tribut de bêtes à laine qu'il payait-.

Moab avait alors un souverain d'une remarquable capacité, Mésa, fils de Camosgad^, sorte de David, qui ramena Moab à ses anciennes limites en conquérant une à une toutes les villes au nord de l'Arnon, sur les Gadites\ Lui-même érigea dans sa ville de Daibon un monument de ses victoires qui nous a été conservé^ Voici la traduction de cette

i. Psaume xlv. Voir ci-dessus, p. 263-265.

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