Ibid , VII
430 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [800 av. J.C]
fléaux de la nature sont tous des actes directs de sa volonté ^ lahvé fait pleuvoir sur une ville, et non sur une autre ^. Le charbon, la rouille, les sauterelles, les pestes, les guerres, sont des punitions par lesquelles lahvé invite le pécheur à revenir à lui. La vraie religion, c'est de haïr le mal et d'aimer le bien. En faisant le bien, on conserve sa vie*^; en faisant le mal, on se tue. L'impie est un véritable insensé, un aveugle, un orgueilleux. Ce qui indigne surtout Amos, dans le bien-être du règne de Jéroboam II, c'est que cette fausse prospérité amène les hommes politiques à dire : « C'est par notre force que nous avons conquis la puissance. y> Aux yeux de lahvé, c'est là le crime par excellence, celui qui entraîne infailliblement h ruine.
La pensée dominante de tous les prophètes, la supériorité de la justice sur les pratiques du culte, est déjà clairement expliquée dans Amos.
Je hais, j'ai en dégoût vos fêtes*, Je ne peux souffrir vos panégyres.
Ouand vous m'immolez des holocaustes, Je ne prends pas plaisir à vos offrandes,