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Osée, V, li2, etc

460 HISTOIRE DU PEUPLE DISHAËL. [755 av. J.-C]

On ne sait rien de la première pression assyrienne sur Israël, laquelle eut lieu sous le règne de Menahem K Menahem se soumit et paya au roi d'Assyrie mille talents d'argent, moyennant lesquels le roi d'Assyrie devint son protecteur. Menahem fit payer la contribution par ses sujets aisés, et parut se résigner sans peine à une situation qui garantissait sa royauté chancelante contre les dangers intérieurs dont elle était menacée. Son fils Peqahiah lui succéda, et ne régna que deux ans. Il fut assassiné, dans le pavillon central de son palais de Samarie ^, par le chef des gardes Péqah,

1. Cette première apparition de la puissance ninivite dans le monde israélite eut lieu par le souverain assyrien que les historiographes hébreux appellent Poul ou Phul, et que l'on ne réussit pas à bien identifier avec les données de l'assyriologie. Ce n'est sûrement pas Téglatphalasar. Quand on songe que ce nom de bl^, qui peut prêter à tant d'erreurs de copistes, n'est écrit en réalité qu'une fois dans l'historiographie hébraïque (les Chroniques ne font ici que répéter le livre des Rois), et cela dans un texte où les fautes abondent, on arrive à croire que la question ne doit pas être serrée de trop près. Dans les listes assyriennes, le roi qui répondrait le mieux serait Assourdanil II. L'identilication de Poul avec le roi de Babylone Ucopoc, du Canon de Ptolémée, entraine bien d'autres difficultés. Voir Schrader, Die Kellinschr., p. 227 et suiv. ; Oppert, dans Babyl. and oriental Record, vol. H, n» 5 (Londres, 1888).

2. Les mots D^^Nil PN1 33"^N PN sont tout à fait inintelligibles. Cela fait penser à VAriel de Moahy 11 Sam., xxiii, 20. Notez le mol snlis qui rappelle les Forts de David.

[765 av. J.-C.J LES DEUX KOYAUMES. 461

fils de Remaliah, avec Taide d'un corps de cinquante Galaadites.

Quelques morceaux prophétiques de ce temps nous ont été conservés parmi les fragments anonymes qu'on mit, dans Veditio princeps des livres prophétiques, à la fin du volume, après le dernier des prophètes, qui était Zacharie fils de Barachie K Un ou deux de ces morceaux étaient peut-être de ce Zacharie fils de lebérékiah, dont Isaïe parle comme d'un des témoins fidèles de la vérité ^. La ressemblance des deux noms aura aidé h la confusion. Quoi qu'il en soit de ce point, les réflexions des hommes de Dieu, après l'humiliation de Menahem, étaient tristes. Israël est un troupeau destiné à la boucherie ^ Les bergers le vendent au boucher pour s'enrichir. De toutes parts, guerres civiles, anarchie. Un moment, on a vu trois bergers en un mois *. Pour comble de malheur, les brebis se mangent les unes les autres. Le prophète alors brise son bâton, qui s'appelle Fraternité, en signe de la

1 . Zacharie, ix-xi. Ces morceaux paraissent d'auleurs différents. Voir ci-dessus, p. 444, note 4; ilO, note i. Nous parlerons de la partie xii-xiv au tome III de cet ouvrage.

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