CHAPITRE V
LA RELIGION SOUS DxVVlD.
Le règne de David marqua dans le progrès du iahvéisme un pas considérable ^ David paraît avoir été un serviteur de lahvé bien plus exclusif que SaiJl. lahvé est son protecteur; il n'en veut pas d'autre. Il a un pacte avec lahvé, qui doit lui donner la victoire sur ses ennemis, en retour de l'assiduité de son culte. Pas un mouvement de piété pure ne paraît s'être fait jour dans cette âme essentiellement égoïste et fermée à toute idée désintéressée. Entre David et lahvé, comme entre Mésa et Camos ^, il y a un prêté-rendu d'une exac-
1. La partie religieuse du règne de David ne nous est connue que par des documents postérieurs de trois cents ans à peu près. U n'en faut tenir compte que pour le fait de la translation de l'arche à Sion, qui pourrait presque se conclure de l'érection du temple de Salomon.