‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 46 sur 337 · Ps., XV, 1. Cf. V · texte numérisé non relu

Ps., XV, 1. Cf. V

o. 1 llois, I, ."iO.

02 HISTOIRE DU 1>EUPLE D'ISRAËL. [1015 av. J.-C.|

David pensa souvent à élever autour de l'arche une maison permanente en pierre *. L'idée de ces maisons des dieux, très vieille en Egypte 2, faisait en ce moment le tour du monde. Les Grecs s'en emparaient et dressaient depetits habitacles à leurs ^(?««^/. Les anciennes populations chananéennes n'avaient pas de temples; mais Tyr et Sidon, pi us influencées par l'Egypte, en avaient ; les PhiHstins en avaient ^ Quand même des textes, modernes il est vrai, ne nous diraient pas que David eut l'idée de bâtir une maison pour y mettre Varon^ il faudrait le supposer a priori. Les métaux précieux que David rapporta de ses expéditions contre les Araméens, les Ammonites et les autres peuples, furent consacrés à lahvé, pour être convertis en ustensiles religieux*. Mais les revenus nécessaires pour de grandes constructions n'étaient pas encore assez assurés. Peut-être aussi la désorganisation momentanée qui marqua les dernières années de David empêcha- t-elle la réalisation du dessein qu'il avait formé. Les restes des écoles de prophètes de Rama étaient, d'ailleurs, très contraires à l'érec-

2. La vieille Assyrie n'avait pas de temple proprement dit. :^. Juges XVI, 23 et suiv. ; I Sam., v, 2 et suiv. ; xxxi, 10. i. Il Sam., viii, 11-12.

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lion d'un temple ^ L'ancienne simplicité du culte leur convenait bien mieux. Quant aux tribus du Nord, elles avaient toutes sortes de raisons politiques et religieuses pour voir l'érection d'un temple, à Jérusalem, de très mauvais œil.

C'est également à David qu'il faut faire remonter la première organisation, très rudimentaire encore, du sacerdoce de lahvé. Jusque-là, il n'yavaitpas en Israël de sacerdoce national. Chaque sanctuaire avait ses lévis et ses cohanim, plus ou moins héréditaires, maniant l'éphod avec un droit presque égal. L'arche n'était nullement le point unique où l'on trouvait lahvé et où l'on venait le consulter. Pendant que l'arche est à Kiriat-Iearim, en particulier, on ne voit pas du tout que ce point ait été un grand centre religieux. Abinadab et ses fds suffisaient au culte. Les prêtres de Silo et les prêtres de Nob avaient plus d'importance : les premiers descendant d'Éli, les seconds de cet Ahimélek qui donna à David Fépée de Goliath, et que Saûl fit mettre à mort. Par la translation de l'arche à Jérusalem, le sacerdoce SÊ,régularise. Dans le court tableau que nous possédons des grands fonctionnaires de David, à la suite du sav-saha, du >iofer et du maikh\ figurent

1. Prescriptions du livre de l'Alliance. Voy. ci-après, p. 374.

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deux cohanim \ Sadok, fils d'Ahitoub, et Abialhar, fils d'Aliimélek, le prêlre de Nob ^. Un certain Ira le Jitrite, qu'on trouve dans la liste des f/ibborim ^, est ailleurs qualifié « prêtre de David*», comme s'il s'agissait d'un emploi de domesticité. Le sacerdoce, du reste, était libre encore. Ainsi tous les fils de David sont qualifiés de cohanim ^ .

David prépara donc pour l'avenir l'unité de lieu de culte et l'unité du sacerdoce ; mais il ne les réalisa pas. Les anciens lieux religieux continuèrent de fleurir. En face de Jérusalem, sur le haut du mont des Oliviers, on adorait Dieu librement ^.

A la porte même de son palais, David érigea un autel dans les circonstances les plus particulières ^ Il y avait là une aire qui appartenait, dit-on, à un Jébuséen nommé Arevna ou Averna ^. Une maladie épidémique décimait la ville, et on croyait voir audessus de ladite aire se dresser l'ange de lahvé la

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