‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 49 sur 337 · Ps. Lxviii, 26; Amos, v, 23; viii · texte numérisé non relu

Ps. Lxviii, 26; Amos, v, 23; viii

3. En général, tous les détails musicaux donnés par les Chroniques appartiennent au second temple. Voir ci-après, p. 163.

68 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [1010 av. J.-C.l

manière des anciens K II fit des poésies. L'élégie sur la mort de Jonathan et celle sur la mort d'Abner sont très probablement de lui. Il n'est pas impossible que, dans le petit poème méconnaissable // Sam., XXIII, 1-7, il y ait aussi quelques bribes de poé3ies du vieux roi ^. David appartenait à Tancienne école d'où proviennent les cantiques du lasar. Sa manière n'était pas la strophe banale et amplifiée, sans rien de circonstanciel, qui domine dans la plupart des psaumes. De bonne heure, cependant, on s'habitua à lui prêter des compositions de ce genre ^. Plus tard, à l'époque relativement moderne où l'on fit des collections de psaumes*, son nom fut mis sans discernement en tête de pièces du genre sir ou mizmor, qui ont avec lui aussi peu de rapports que possible.

Porté au trône en partie par l'influence des prêtres de Nob et des prophètes de Rama, David aurait dû, d'après notre manière de raisonner, être fort livré aux influences que nous dirions clé-

1. Amos, VI, 5; I Sam.,xvij 14 et suiv, II Sam., vi,14et suiv.; XXIII, 1.

2. A Fépoque où ce morceau fut composé, David était déjà censé l'auteur dos Psaumes (verset 1).

o. II Sam., cil. XXII, morceau qui se retrouve dans le Psautier, ps. XVIII.

i. Vers 200 ou 300 ans avant Jésus-Christ.

il 010 av . J.-C] L K U 0 Y A U M E UNI Q U E. G9

ricales. Il n'en fut rien. Gomme Chaiiemagne, David fut le roi des prêtres, mais en même temps le maître des prêtres. Les tracasseries qui troublèrent la vie de ce pauvre Saiïl n'existèrent pas pour lui. Gomme le roi de France, il tint en bride la théocratie, tout en partant d'un principe fortement théocratique.

Le prophétisme, qui était arrivé par Samuel à une si grande importance, se vit rejeté dans l'ombre sous David. Un pouvoir laïque exista. Aucun inspiré de lahvé ne pouvait prétendre à rivaliser avec un favori de lahvé, tel qu'était David. Les prophètes Gad et Nathan ont auprès du roi un rôle tout à fait secondaire \ que, plus tard, les historiens de l'école prophétique cherchèrent à grossir ^. Gad , intitulé bizarrement le « voyant de David ^ », figure comme un officier de la cour. Ni Gad ni Nathan n'eurent dans la direction du règne aucune influence appréciable. C'est après l'abaissement du principe royal, dans une centaine d'années, que le principe prophétique se

1. Noter surtout, I Rois, i, 22 cl suiv., combien Nathan est subordonné.

2. L'épisode de Nathan et d'Urie (Il Sam., eh. \i, xii) parait inventé de toutes pièces.

Page 1