‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 59 sur 337 · Cant., III · texte numérisé non relu

Cant., III

(1)95 av. J.-C.J L E \{ 0 V A U M E U N I Q U E. 97

Quand elle entrait, le roi se levait, allait au-devant d'elle, et, s'inclinant, faisait placer pour elle à sa droite un trône égal au sien *. Mariée d'abord, selon certaines traditions, à un Hittite, et peut-être à peine Israélite de sang, Bethsabée n'inspira sans doute à son fils qu'un zèle modéré pour le culte de lahvé. Les femmes, en général, se montreront, dans cette histoire, iahvéistes assez tièdes. Le iahvéisme était, comme l'islamisme, une religion presque exclusivement virile'-.

Salomon commença son règne, à la manière des monarques asiatiques, en faisant disparaître ceux qui pouvaient lui causerie moindre ombrage. C'est là une pratique qui, dans les mœurs de l'Orient, n'entraîne pas le plus léger blâme. Adoniah était peu dangereux. Il s'était pris d'un amour éperdu pour Abisag, la jeune Sunamite qui avait réchauffé la vieillesse de son père. Selon les idées du temps, Abisag devait appartenir au successeur de David . Cette jeune fille, en effet, était passée avec le harem de David, entre les mains de Salomon. Elle était le joyau du sérail; Adoniah, qui l'avait vue soigner son vieux père, avait compté sur elle. Il

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