Cant
3. Voy. ci-dessus, p. 9. Comp. Gen., xlv,27; xlvi,5, 29; l,9. i. I Chron., IV, 3t.
vaux en Egypte et les menaient en Judée ^ Un cheval rendu ainsi en Judée revenait à cent cinquante sicles (environ quatre cent quatre-vingtdix francs). Un équipage attelé coûtait le quadruple. Ces courtiers, qui payaient sans doute un impôt au roi, fournissaient également de chevaux les rois khétas- et araméens.
Ces modes nouvelles excitaient naturellement une vive antipathie chez les conservateurs de l'ancien esprit agricole ou nomade, opposés au luxe et au développement de la richesse. Ces sublimes arriérés blâmaient surtout la cavalerie et les chars, qui blessaient leurs habitudes patriarcales et leur paraissaient une injure à lahvé. Certes, il faudrait se garder d'attribuer aux temps reculés le piétisme exalté du viif et du yii° siècle. Personne n'osait affirmer encore que le vrai serviteur de lahvé n'a aucun besoin de ces secours extérieurs, qui inspirent à l'homme une confiance exagérée en ses forces et le détournent de rapporter toute gloire à Dieu '\ Cependant le germe de pareils sentiments existait déjà. Les prophètes se taisaient ; mais ils