‹ Historie du peuple d'IsraëlChapitre 78 sur 337 · Ps. x\, 8 etsuiv · texte numérisé non relu

Ps. x\, 8 etsuiv

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murmuraient. Les progrès dans l'ordre profane leur paraissaient de profonds abaissements dans l'ordre moral. Salomon n'avait aucun égard pour ces fanatiques et les tenait soigneusement éloignés de ses conseils; mais les fanatiques savent attendre.

Ce qui, en effet, donnait raison aux adversaires de la royauté, c'est que les mœurs subissaient une grande altération. Le roi était très adonné aux femmes K Son harem était immense; on parlait de sept cents femmes en titre, nommées saroth, « dames *, de trois cents concubines, esclaves achetées, servantes des saroth. Les calculs les plus modérés allaient à soixante reines, quatre-vingts concubines et des alamoth non comptées. Salomon fut, en particulier, très porté vers les femmes étrangères. Outre la fille du roi de Tanis, il aima des femmes moabites, ammonites, édomites, sidoniennes, hittites. Quoique, à cette époque, les règles rigoureuses qui furent faites plus tard sur les mariages mixtes n'existassent pas encore, les vrais Israélites voyaient de tels mariages de mauvais œil. Les zélés de lahvé prétendaient que les femmes étrangères, gardant leur culte dans le sein de la famille israélitc, étaient pour leur mari des causes

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