CONSTRUCTIONS A JERUSALEM
Les édifices de Jérusalem furent l'œuvre de Salomon la plus admirée, celle qui frappa le plus les contemporains et la postérité. Les constructions de David s'étaient bornées à peu de chose ; grâce aux richesses et à l'activité de son successeur, Jérusalem put rivaliser avec les villes égyptiennes et les villes phéniciennes les plus brillantes. Rien de très original ne caractérisa cette éclosion d'art. L'Egypte donna les modèles; Tyr fournit les tailleurs de pierre, les architectes, les ornemanistes, les fondeurs de bronze. Mais l'époque était bonne. Un style, sévère dans les ensembles, très élégant dans les détails, s'était formé en Phénicio, sous l'influence de l'art égyptien. Des murs lisses, très soignés, en formaient l'àm^. Des revêtements de bois sculpté et doré, d'innombrables appliques
J-2S HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL |085av.J.-C.
d'airain, une vigoureuse polychromie, de riches tentures, donnaient à ces constructions infiniment de grâce et de vie K
Le sous-sol de Jérusalem fournissait des pierres excellentes, le maléki, calcaire dur, encore si estimé aujourd'hui "^. Mais le bois de contruction que produisait la Judée était médiocre. Un traité de commerce fut conclu entre Hiram et Salomon. Les espèces métalliques étaient rares, et l'échange direct dominait encore. Il fut convenu que Salomon fournirait à Hiram des denrées brutes (froment et huile) pour l'entretien de sa maison, et qu'en retour, Hiram fournirait à Salomon tous les bois de cèdre et de sapin dont il pourrait avoir besoin. Le Liban était couvert alors de ces arbres résineux, dont l'arrivée d'une population plus' dense Ta dépouillé depuis quelques siècles ^ C'étaient de beaucoup les plus beaux matériaux de construction qu'il y eût au monde. Les Sidoniens * savaient admirablement les couper, amener les troncs à la mer et, là, en composer des radeaux, qu'on dirigeait en-