I Rois, IX, 19; Gant., vu
J36 HISTOIRKDi: l'KlI'LE D'ISRAËL. [085 av. J.-C]
Jourdain supérieur, du côte de Hasbeya. C'est ce qu'on appelait « les Délices de Salomon )> \ La vie humaine, la vie sémitique du moins, avait été jusque-là si austère, que ce fait d'un homme ne se refusant aucun caprice^ parut quelque chose d'étrange, de nouveau, presque d'impie. On se figura comme un âge d'or matérialiste, d'éclat trompeur, ce temps (( où l'argent fut à Jérusalem aussi commun que les pierres, où les cèdres y furent aussi nombreux que les sycomores de la plaine ». On accumula comme en un rêve tout ce que le luxe enfantin comporte et aime : or, pierres précieuses, parfums,vases ciselés, chevaux, chars, riches vêtements. Une légende naquit, pleine à la fois de colères et de regrets, sur ces quarante ans de vie profane, où, laissant dormir sa vocation religieuse, Israël trouva qu'il est bon de jouir.
Le charmant épisode — probablement légendaire — de la reine de Saba servit de cadre à cette première édition des Mille et nue Nuits, L'homme, devenu vieux, aime h se reporter vers un état d'imagination où nulle philosophie n'est encore venue troubler ses goûts d'adolescent. Un roi, en même temps sage et voluptueux, un mondain favorisé