Voy. ci-après, p. 371 et suiv
i. Ksséniens, sibyllins, chrétiens, épitredite de Barnabe.
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quand elle sera consacrée par le temps, aura sa poésie, ses fanatiques, ses fervents. Mais que de hontes elle subira, avant que ses souillures soient allées se noyer dans une auréole de sainteté. Presque tous les dieux de Syrie y seront adorés, selon le caprice des rois. lahvé y aura des parèdres peu dignes de lui. La politique y entrera, avec son cortège de crimes. Toute l'histoire de cet édifice portera l'empreinte de ses origines. Œuvre d'un souverain profane, presque indifférent en religion, toujours en lutte contre l'esprit général de la nation, le temple de Salomon rappelle un peu l'église de Ferney : Deo crexit Voltaire^ lit-on sur le fronton d'un édifice devenu un grenier à foin. Le temple, si nous pouvions le voir, nous apparaîtrait probablement comme un magasin de décors poudreux; il faudra des siècles pour qu'un véritable sentiment de piété se produise autour de ces machines de théâtre. Ce qui consacre une église, ce sont les saints; or ce temple, tout d'abord, les saints s'en détournèrent; les prophètes ne le bénirent pas; les vrais héritiers des anciens patriarches, les continuateurs de leur esprit simple et fort, vont bientôt le maudire. Gomme le Saint-Pierre de Rome de Jules II, il sera l'occasion d'un schisme. Le vrai iahvéiste, à la vue de ce petit naos^ orné
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intérieurement à la manière d*un sérail, se dira en lui-même : « L'autel de pierres non taillées, en plein air, valait mieux que cela * ! y>