V^ PARTIE
!?• Régiment d'infanterie légère.
Le 17® régiment d'infanterie légère porta successivement les noms suivants :
Royal-Italien ;
Chasseurs royaux de Provence ; l^*' demi-brigade d'infanterie légère; 17® demi-brigade d'infanterie légère ; 17° régiment d'infanterie légère.
Royal-Italieu.
Le régiment Royal-Italien fut constitué, en 1671, par le comte Magalotti, en vertu d'une commission royale, à l'aide de levées faites en Italie et en Piémont.
Il fit ses premières armes en 1672, à la prise du fort de la Lippe, de Wesel, de Nimègue, de Grave, de Bommel et du fort de Loowestein ; il se trouva aussi cette année au secours de Wœrden et à l'attaque du fort d'Ameyden. Il suivit, au mois de décembre, le duc de Luxembourg dans son expédition en Hollande.
Il fit, en 1676, le siège de Condé et couvrit celui de Bouchain ; en 1677, il était au siège de Saint-Omer et combattit vaillamment à Cassel, contribua en 1678 à la prise de Gand et d'Ypres et assista à la bataille de Saint-Denis.
En JÇ84, il cojivre le siège de Luxembourg ; en 1689, il prend part au combat de Walcourt ; il commence la campagne de 1690 sur la Moselle, revient dans les Pays-Bas et déploie une rare valeur à Fleunis. L'année suivante, il est au siège de Mons et au combat de Leuze ; en 1692, il coopère à la difficile conquête de Namur et de ses châteaux et se signale à Steinkerque. On sait que l'armée, ce jour-Jà, fut surprise et que deux vieux régiments, Champagne et Bourbonnais, qui étaient en avant, faillirent être écrasés. Royal-Italien arriva le premier à leur secours, défila fièrement sous le feu de l'ennemi, vint prendre son poste de combat 4 la droite de Bourbonnais, contint les alliés qui se croyaient déjà sûrs de la victoire et donna le temps au maréchal de Luxembourg de prendre ses dispositions. Au plus fort de la lutte, le régiment eut encore la gloire de dégager les dragons du Dauphin complètement cernés par les troupes anglaises.
En 1693, Royal-Italien combat à Neerwinden; assiste, en 1695, au bombardement de Bruxelles et aux sièges de Dixmude et de Deynse ; prend part, en 1697, au siège d'Ath; en 1702, au combat de Nimègue; eu 1703, aux sièges de Brisach et de Landau. Eu 1706, il fait des prodiges de valeur à Ramillies et sauve, par son énergie, la brigade de Picardie, puis défend Menin.
jEn 1708, il est au combat d'Audenarde ; m
1709, il emporte l'abbaye d'Ha^poû, puis fait de merveilleux efforts à la journée de Malplaquet ; en 1710, il défend Douai, où se distingue particulièrement son chef le comte Albergotti.
En 1711, Royal-Italien se trouve à l'attaque d'Arleux et à celle du camp d'Hordain ; il contribue, en 1712, à la victoire de Denain et à la reprise de Douai, du Quesnoy et de Bouchain.
Passé, en 1713, à l'armée du Rhin, il sert aux sièges de Landau et de Fribourg. Pendant ce dernier siège, il campait sur le Roscoff et trouve l'occasion de se signaler. Le 9 octobre, vers le soir, les assiégés font sortir 400 hommes qui se forment derrière la redoute de l'Escargot et marchent droit à la sape de gauche, où étaient les grenadiers de Royal-Italien soutenus par des piquets. L'ennemi, ayant l'avantage du terrain, oblige d'abord les grenadiers à reculer et se trouve un instant maître de la sape ; mais Royal-Italien arrive et le chasse. Les Impériaux reviennent deux fois à la charge et chaque lois ils échouent contre la fermeté du régiment, qui les rejette enfin dans la place.
, En 1734, le régiment se fait remarquer à Klausen.
En 1744, il participe à la reprise de Wissembourg et des lignes de la Lauter, combat à Augenheim et sert au siège de Fribourg; en 1745, il est employé au siège d'Ostende, contribue, en 1747, à expulser les Autrichiens de la Provence et prend une part très active à la belle défense de Gênes.
Le régiment fit partie, en 17S6, du corps expéditionnaire de Minorque et se distingua extrêmement à la prise de Mahon. A l'attaque du
37 juin, il formait la tête de la coloune du centre, dont les efforts devaient se diriger sur la lunette de l'Ouest et sur la redoute Caroline. Le signal est donné à 10 heures du soir : en un clin d*œily ces braves soldats s'emparent des chemins couverts, coupent les palissades, enclouent 13 canons et en brisent les affûts.
L'ordonnance du 17 mars 1788 transforma le régiment en deux bataillons de chasseurs à pied, indépendants l'un de l'autre ; celui qui nous intéresse est le i^^ bataillon, dénommé des chasseurs royaux de Provence.
Chasseurs royaux de Provence.
. Ce bataillon fut organisé à Antibes, puis, en
1792, dirigé sur Huningue. Il participa aux premières opérations de la guerre sur le Rhin ; en
1793, il rallia l'armée des Pyrénées occidentales et contribua, le 31 mars, à l'occupation de la vallée d'Aran.
En 1794, il passa à l'armée des Pyrénées orientales, où, par suite de la loi du 28 janvier, il participa à la formation de la l'« demi-brigade d'infanterie légère.
!'« demi-brigade d'infanterie légère.
Elle fut constituée le 10 avril 1796, à Gênes, à l'aide du bataillon de chasseurs royaux de Provence, d'un certain jaombre de bataillons de volontaires nationaux et de diverses compagnies franches, puis devint, le 21 mai de la même année, la 17^ demi-brigade d'infanterie légère.
17^ demi-brigade d'infanterie légère.
Gampagmb d'Itaue (17%-1797).
Pour ses. débuts à l'armée d'Italie, la i7« demibrigade immortalisa son nom par la défense héroiqae de la redoute de Montelegino, le ii avril. Attaqués par une brigade autrichienne et se rendant compte de l'importance capitale du poste qui leur était conûé, les braves de la i7^ jurent de mourir dans la redoute plutôt que de l'abandonner; malgré leur grande infériorité numérique, malgré J'épuisenient des munitions, ils résistent jusque bien avant dans la nuit et forcent enfin l'ennemi à se retirer.
< Cet acte de courage, dit M. Thiers, sauva les plans du général Bonaparte et peut-être l'avenir de la campagne. »
Le lendemain 12, l'armée française prend l'offensive, la 17^ demi-brigade se bat à Montenotte; le 14, assiste au premier combat de Dego, où le caporal Olagnubr et le chasseur Belle s'emparent chacun d'un drapeau ennemi ; le 15, au second combat de Dego, elle prend la droite de la division, tombe sur Taile gauche ennemie qu'elle culbute, et enveloppe tout ce qui se trouvait posté sur les hauteurs avoisinant la grande route.
Le 2 i, le 2® bataillon se distingue à la bataille de Mondovi; le 29, la demi-brigade passe le Tanaro sous le feu des Piémontais et s'empare de la ville de Bra; le 8 mai, les carabiniers se
battent à Fombio, s'emparent de Codogne et de Piestalango et poursuivent les Autrichiens le 10 à Lodi, où ils prennent plusieurs barques chargées de vivres.
Le 30 mai, les capitaines Dodane et Boireau déploient la plus brillante valeur à Borghetto et s'emparent du pont malgré la vive résistance des Autrichiens.
Le 3 août, à la bataille de Lonato, la demibrigade faisait partie de la division Augereau ; c'est là que Bonaparte dit aux soldats : « Savezvous que vous avez 25,000 hommes devant vous ?» — « Nous ne sommes pas accoutumés, répondirent-ils, à compter nos ennemis, et nous avons tous juré de npus faire tuer sur les hauteurs de CastigUone ^. A 4 heures du malin, la 17" légère attaque les hauteurs de droite de Castiglione ; les quatre premières compagnies du 1°>' bataillon, détachées en tirailleurs, pénètrent dans la ville par le Sud et enlèvent un obusier et une pièce de 7. Vers le milieu de la journée, la demi-brigade, en position alors dans la plaine, résiste intrépidement à un mouvement tournant tenté par les Autrichiens.
Le 5, la bataille de Castiglione recommence ; la demi-brigade était au centre; elle refoule l'ennemi posté sur les hauteurs de Solferino et le rejette en désordre dans le chemin creux de Borghetto, où elle lui prend quelques pièces de canon et presque tous ses bagages.
Le 6, elle poursuit l'ennemi; passe le Mincio le 7; combat le 11 à Sainte-Suzanne et termine ainsi la première partie de la campagne.
Elle prend peu de part à la deuxième partie.
Le 4 novembre, à la reprise des hostilités,
elle est attaquée sur les hauteurs de Cadinetto ; le 2® bataillon, eu battant en retraite, met six heures à faire deux lieues ; le chef de bataillon Levêque brûle, à la barbe des Autrichiens, le pont de l'Adige et empêche ainsi la division d'être coupée de l'armée. Le capitaine Henon, détaché à Segonzano, se voit entouré de tous côtés par un ennemi de beaucoup supérieur en nombre ; sans se laisser émouvoir par les sommations réitérées des Autrichiens, il enlève les quatre compagnies qu'il commandait, se fait jour à travers les masses autrichiennes et vient rejoindre la division à Trente.
Le, 7, nouveau combat à Calliano, où la demibrigade culbute l'ennemi, le poursuit^ pendant une lieue et lui enlève deux canons, un obusier et loO prisonniers.
Le 17, la demi-brigade, eu position à Caprino, est assaillie par l'ennemi en nombre très supérieur ; elle résiste avec la dernière opiniâtreté et le repousse à trois reprises différentes jusqu'aux hauteurs de Gaprino.
Le 21, elle faisait partie de la colonne qui coupa en deux la ligne autrichienne et poursuivit l'ennemi dans les gorges de Pazzone, en lui enlevant trois canons et leurs caissons, plus un grand nombre de prisonniers.
Le 12 janvier, nouveau succès à Ferrare.
Bataille de Rivoli.
Le 14 janvier 1797 au matin, la 17® légère tenait la droite de la division Joubert, en face la chapelle San-Marco, qu'elle avait évacuée pendant la nuit; elle reçoit alors l'ordre de s'établir de. nouveau sur ce point. Les postes
avancés de rinfanterie autrichienne sont attaqués et rejetés à la baïonnette.
Cependant, à l'autre extrémité du champ de bataille, une énorme colonne autrichienne^ celle du général Liptai, débouche sur nos troupes trop faibles, mais qui résistent désespérément jusqu'à l'instant où la division Masséna, arrivant sur le plateau, rétablit en un instant le combat.
La division Joubert, découverte par cet échec momentané de la gauche, avait été obligée de rétrograder ; les Autrichiens, renforcés de front, chercbaient à atteindre l'escalier d'Incauale par lequel devait déboucher une autre colonne ennemie. A cet instant, Bonaparte, voyant le danger que court sa droite, lance sur cette dernière colonne le général Joubert avec la 17« légère, soutenue par quelque artillerie et de la cavalerie ; Joubert renverse tout, grenadiers, cavalerie, artillerie; tous les Autrichiens qui avaient débouché sont précipités pêle-mêle dans l'escalier tournant, où se répand un horrible désordre.
Après avoir délivré le plateau des assaillants qui l'avaient escaladé, Bonaparte reporte ses coups sur rinfanterie qui était rangée en demicercle devant lui et jette sur elle Joubert avec les 47® et 4* d'infanterie légère, Lassalle avec 200 hussards. A cette nouvelle attaque, l'épouvante se répand dans cette infanterie, privée maintenant de tout espoir de jonction; elle fuit en désordre, et la victoire nous est définitivement acquise. Le rôle considérable joué par la demi-brigade dans cette mémorable bataille est immortalisé par l'inscription de Rivoli en tête des batailles du drapeau.
Le reste de la campagne ne fat qu'une suite de combats aussi glorieux que les précédents, et la 17^ demi-brigade légère se distingua :
Le 15 janvier, au deuxième combat de Ferrare ;
Le 27 janvier, à Brentonico ;
Le 31 janvier et le 2 mars, aux deux combats de Lavis;
Le 20 mars, à Saint- Michel ;
Le 21 mars, à Salurne;
Le 24 mars, à Klausen ;
Le 27 mars et le 2 avril, à Milbach.
Elle était en Carinthie le 18 avril, jour de la signature des préliminaires de Léoben, qui ter< minèrent la campagne.
Campagne d'Italie
Pour la campagne de 1799, en Italie encore, la 17® légère appartenait à la division du général Grenier.
Les plaines du Pô revirent les exploits de la demi-brigade, qui prit part successivement :
Le 26 mars, à la bataille de Bussolengo (Pastrengo);
Le 5 avril, à la bataille de Magnano ;
Le 27 avril, à la bataille de Gassano:
Le 2 mai, au passage de la Sésia ;
Le 11 mai, au combat sur le Pô;
Le 12 mai, au combat de Bassigoano ;
Le 13 mai, à une reconnaissance sur la Bormida ;
Le 22 mai, au combat de Mondovi ;
Les 19 et 20 juin, aux deux combats de San- Giuliauo ;
Le 15 août, à la bataille de Novi;
Le 4 novembre, à la bataille de Fossauo ;
Le 15 novembre, à l'affaire de Limone.
Armée des Gbiso.\s (1800-1801).
L'année suivante, la l?*' demi-brigade légôre entrait dans la Composition de l'armée dés Grisons, commandée par Macdonald et chargée de faire, par le Tyrol, une diversion en faveur de notre armée d'Italie.
Quoique moins fertile en combats, cette expédition ne fut pas moins glorieuse pour le régiment que les précédentes, car elle servit à faire valoir sa constance inébranlable au milieu des privations de toutes sortes, son énergie et sa force de résistance aux fatigues, dans un pays extrêmement difficile, où les neiges de l'hiver avaient accumulé les obstacles.
La demi-brigade conquit de nouveaux lauriers aux deux combats du Mont-Tonal, les 24 et 31 décembre 1800, en attaquant à la baïonnette, pendant la nuit, les retranchements des Autrichiens et en faisant subir à ceux-ci des pertes sanglantes; elle coopéra ensuite au combat de Storo le 5 janvier, et à la prise de Trente le 6 ; puis, après la campagne, retourna en Suisse vers le mois de mai.
17° régiment d'infanterie légère.
Le 24 septembre 1803, le titre de demi-brigade fut supprimé, et le corps devint le 17® régiment d'infanterie légère.
Campagne d'Ai^lemagne
Ea septembre 1803, le 17® léger part du camp de Boulogne avec le o'^ corps de la grande armée, commaudé par le maréchal Lannes.
Le 15 octobre, il est sous les murs d'Ulm et son rôle dans cette journée se trouve caractérisé par le 9^ bulletin de la grande armée, où il est dit : « L'Empereur n'a à se plaindre que de la trop grande impétuosité des soldats. Ainsi, le 17® d'infanterie légère, arrivé devant Ulm, se précipita dans la place. », s ^
Le régiment contribue donc puissamment à la reddition de la ville, qui a lieu le 17 ; puis, continuant sa marche vers l'Est comme soutien de la cavalerie de Murât, il entre des premiers dans la capitale de l'Autriche, coopère à la surprise des ponts du Danube et se bat le 15 novembre, à Hollabrûnn, contre l'arrière-garde russe.
Bataille d'Austerlitz.
Le 30 novembre, le 17° régiment d'infanterie légère a l'insigne honneur d'être choisi par l'empereur Napoléon lui-même pour défendre le poste du Santon, qui était la clef de la position de l'armée française, le pivot sur lequel s'appuyait le grand mouvement de conversion projeté; le régiment passe deux jours à le mettre en état de défense, et, le 2 décembre, jour de la bataille d'Austerlitz, il sait justifier le choix dont il a été l'objet par une opiniâtreté de résistance contre laquelle viennent échouer tous les efforts de l'armée austro-russe. Le soir, aidé du
61®, il écrase sous des feux croisés la cavalerie russe qui s'était aventurée entre les deux corps.
Il conquiert ainsi l'honneur de voir inscrit sur son drapeau le nom d'Austerlitz.
Campagne de Prusse
En septembre 1805, lors de la déclaration de guerre contre la Prusse, le 17^ léger, comptant toujours au 5® corps (Lannes), se trouvait sur le Mein.
Le 10 octobre, sous les ordres de son général de division, Suchet, il combat brillamment à la bataille de Saalfeld, où toute l'avant-garde prussienne est détruite ; le 12, affaire d'arrièregarde à Winzerlé.
Bataille dléna.
Le 14 octobre, jour de la bataille d'Iéna, le régiment occupe au matin le Landgrafenberg ; puis, malgré un brouillard intense, attaque la ligne prussienne à Closewitz dont il s'empare, poursuit sa marche victorieuse sur Vierzehnheiligen et Isserstaedt et bivouaque le soir sur le champ de bataille illustré par ses armes ; le régiment s'y montre si brillant que le nom d'Iéna figure sur son drapeau.
Le 25 octobre, la division Suchet fait capituler Spandau et assiste â la prise du corps de Hohenlohe, àPrenzlau, le 29.
Campagne de Pologne
Le 5® corps, auquel continuait d'appartenir le 17® léger, était au mois de décembre aux environs de Varsovie ; le régiment s'illustra à la bataille de Pultusk contre les troupes russes de Benningsen, et contribua beaucoup au succès de l'aile droite, malgré les fatigues et une tempête de neige épouvantable ; le 47® bulletin de la Grande Armée s'exprime ainsi : « Dans ce terrible combat, le 34° de ligne et le 17® léger, qui restèrent maîtres du champ de bataille, se couvrirent de gloire. »
Les 15 et 16 février, étant en position à Ostrolenka, il résiste victorieusement aux efforts de deux colonnes russes qui laissent entre nos mains deux drapeaux et sept pièces de canon.
A propos de l'affaire du camp de Borki, les 11 et 12 juin, le 84® bulletin cite encore le régiment et dit : « Le 17® régiment d'infanterie légère a soutenu sa réputation. »
Campagnes d'Espagne et de Portugal (1809-1813).
De 1809 à 1813, le régiment fut employé, en totalité ou en partie, aux armées d'Espagne et de Portugal. Au milieu de fatigues sans nombre récompensées par bien peu de gloire, de dangers de tous les instants, dans un pays où tout était péril et trahison, le 17® léger sut maintenir haut et ferme l'honneur de son drapeau. Parmi les combats et batailles auxquels il prit part, pres-
que toujours d'une manière brillante, nous pouvons citer :
16 janvier, combat de la Corogne ; 5 mars, combat de Monterey;
'6 mars, combat de Vérin ; 10 mars, combat de Fécès dQ Abaxo ;
20 marsj combat de Braga ;
28 et 29 mars, bataille d'Oporto ;
17 avril, combat d'Amarante;
il et 12 mai, combat de Vallongo ; 8 août, combat d'Arzobispo.
Février, combat d'Arroyo del Puerco ; Février, combat de Cacerès ;
21 avril, affaire de la Roca ;
27 septembre, bataille de Bussaco,
3 avril, combat de Sabugal.
18 juillet, combat de ïorrecilla de la Orden; 25 juillet, bataille des Arapiles.
• 21 juin, bataille de Victoria; 27 juillet, bataille de Zubiry; 31 août, combat de Saint-Martial; 8 octobre, combat de la Croix-des-Bouquets; 13 décembre, bataille de Saint-Pierre-d'Irube.
Campagne de France
En janvier 1814, le l®'' bataillon, le seul qui fût resté en Espagne jusqu'à ce moment, fut transporté en poste de Bayonneà Provins et entra dans la composition de la division Levai, avec laquelle il lit la campagne de France et assista :
Le 12 février, au combat de Vauxchamps ;
Le 27 février, au combat de Bar-sur- Aube ;
Le 15 mars, au combat de l'Echelle ;
Le 21 mars, à la bataille d'Arcis-sur-Aube ;
Le 27 mars, au combat de Saint Dizier.
Pendautcette périodede 1809 à 1814, en dehors de la portion principale du corps, les bataillons tirés, soit de cette portion principale, soit du dépôt, furent dispersés dans toutes les contrées de l'Europe.
Ainsi, le 4^ bataillon fit en 1809 la campagne d'Allemagne avec la division de grenadiers du général Oudinot et assista :
Le 19 avril, au combat de Plaffenhoffen ;
Le 22 avril, â la bataille d'Eckmûhl ;
Le 23 avril, à la prise de Ratisbonne ;
Le 3 mai, au combat d'Ebersberg;
Le 22 mai, à la bataille d'Essling;
Le 6 juillet, à la bataille de Wagram.
En 1810, il passa au 9° corps de l'armée d'Espagne et prit part, le 30 décembre, au combat d'Albado.
En 1813, nous le retrouvons à Dantzig, à la défense de laquelle il s'illustre, principalement :
Le 16 janvier, au combat de Bobusaek ; <
Le 9 juin, au combat de Schi41ifz ;
Le 2 novembre, au combat de Stolzenberg.
Le 2^ bataillon, incorporé en 1813 an corps Augerean, fait la campagne d'Allemagne et se signale :
Le 10 octobre, au combat deWeckau ;
Le 16 octobre, à la bataille de Wachau ; ^
Le 18 octobre, à la bataille de Leipzig ;
Le 31 octobre, à la bataille de Hanau ; puis, rejoint par le 3« bataillon du régiment, défend Mayence contre les alliés.
Le ^ bataillon, enfermé dans Strasbourg lors de rinvasiou de 1814, illustra le numéro du corps dans les sorties des 4, 13 février et 8 avrîL
L'ordonnance royale du 12 mai 1814 mit fin à l'existence du 17^ régiment d'infanterie légère, dont les éléments furent versés dans diflférents corps.