‹ Historique des courses de chevaux de l'antiquité à ce jourChapitre 126 sur 202 · Loogchamp · texte numérisé non relu

Loogchamp

1857 à fin 1870- 1871 - 1890.

Totaux...

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En 1834, le pur sang n'existait pas en France. Aujourd'hui, nos produits sont recherchés du monde entier, et, si nous n'avons encore eu l'honneur de ne triompher qu'une fois dans le Derby d'Epsom, par contre le vainqueur du blue-ribbon anglais a dû baisser pavillon à maintes reprises devant nos représentants, dans le Grand Prix de Paris, et il n'est pas une épreuve d'Outre-Manche de quelque importance que nous n'ayons remportée plusieurs fois, ainsi que l'atteste la liste que nous publions plus loin. (Voir Livre ÏX, Chevaux français gagnants en Angleterre.)

Ces résultats magnifiques, c'est au dévouement inlassable de la Société d'Encouragement, à sa compétence, à son opiniâtreté, que la France en est redevable.

Nous avons dit les obstacles de tous genres qu'elle a rencontrés sur sa route, les luttes qu'elle eut à soutenir et les mauvaises volontés qu'elle eut à vaincre, avant de réussir à doter le pays de cette nouvelle branche de richesse nationale.

On conviendra que, même en leurs rêves les plus optimistes, ses douze fondateurs, quelque foi qu'ils eussent en leur œuvre naissante, ne pouvaient espérer une réussite aussi prodigieuse.

Cette extension croissante des courses et l'immense développement donné à l'élevage du pur sang ont-ils pour conséquence naturelle l'amélioration même de la race?

On en peut douter.

La conception moderne du turf, qui sacrifie tout à la vitesse et à la précocité, nous paraît une erreur grossière; pis encore, une faute grave.

Il suffit pour s'en rendre compte de comparer le cheval d'aujourd'hui à celui d'autrefois, et l'on constatera autant de différence entre le pur sang actuel et celui d'il y a une cinquantaine d'années, qu'entre celui-ci et le cheval du xviii^ siècle.

La race de pur sang a passé jusqu'ici par trois phases :

10 La période éclatante des Flying-Childers, Matehem, Herod, Eclipse, etc. Le pur sang anglais, issu sans mélange du sang arabe, se distingue par sa robustesse et son endurance. Le type est parfait d'équilibre et de symétrie, et il offre une répartition complète et harmonique des forces du cheval, qui lui permet de couvrir, sous des poids élevés et dans des temps très courts, ces distances de quatre miles en partie Uée, qui nous paraissent aujourd'hui fabuleuses.

Mais le cheval n'est soumis aux dures exigences du turf qu'à 5 ans, une fois le complet achèvement de son développement physique. Croit-on que, s'ils eussent été astreints aux fatigues précoces qu'exige le néfaste régime actuel, les grands sires du xviii^ siècle eussent fait souche de l'admirable race qu'ils ont créée!

Ils n'étaient pas moins vi es que nos chevaux actuels, et, bien que les pistes fussent loin d'avoir le moelleux d'aujourd'hui, que l'hygiène du cheval fût moins bien comprise et l'entraînement autrement

brutal, ils faisaient preuve d'une endurance que l'on souhaiterait à nos cracks. Quel est celui de ceux-ci qui arriverait au bout, non des 25 kilomètres qu'ils couvraient fréquemment dans une journée de courses, mais de la moitié seulement!... Combien en est-il qui, après avoir disputé une douzaine de courses, sont encore debout à la fin de leur troisième année, de sorte que toutes les riches épreuves pour chevaux- de 4 et 5 ans — certainement destinées dans l'esprit des dirigeants de la Société d'Encouragement à fournir aux meilleurs performers l'occasion de faire leurs preuves de tenue — s'en vont, la plupart du temps, à des animaux d'ordre secondaire, qui n'ont que le seul mérite de tenir encore sur leurs jambes, alors que les autres, usés avant terme, ont disparu de l'arène (1).

2° La période qui s'étend de 1800 à 1880 environ. Le cheval est de silhouette plus haute; il accuse encore des points de force remarquables et conserve même, au commencement du siècle surtout, de la robustesse primitive. Mais déjà le régime des courses s'est modifié, et le cheval paraît en public à deux ans. En parvenant à lui donner plus de vitesse pour les distances restreintes,' on a. diminué la résistance de son mécanisme, et les longues épreuves passent de mode, avec raison d'ailleurs, car elles deviennent trop sévères pour ces animaux à qui l'augmentation de la rapidité sur les parcours réduits est le commencement du déclin de la force.

3° La période intensive moderne où, dès l'âge de deux ans, le cheval doit donner tout ce que l'on en attend. Le modèle est plus allongé, plus enlevé encore, et, spéciaUsé sur les petites distances, sa foulée couvre plus de terrain, mais quelle transformation dans sa charpente!

Tout le monde, partisans et adversaires de ce régime, est d'accord sur ce point qu'il y a régression dans le type. Le squelette s'est modifié, et, si la conformation du cheval lui permet d'atteindre des grandes vitesses sur les parcours réduits, elle le rend de moins en moins apte à tenir la distance. C'est là une constatation scientifique indiscutable, que les transformations successives qui se sont produites dans les formes et les proportions du cheval lui ont enlevé les quahtés d'équihbre qui font le véritable cheval de selle (2).

(1) Pour nous en tenir à la France seulement, consultez ie Calendrier des Courses, et c'est à peine si, dans ces trente dernières années, vous relèverez, dans les prix du Cadran, Rainbow et Gladiateur réunis, les noms d'une douzaine de grands vainqueurs classiques. Mais, en revanche, que de médiocrités!

Pour le Triennal de quatre ans, c'est pis encore. Voici une riche épreuve, qui se dispute à une époque de l'année où les chevaux de cet âge n'ont rien à courir. Eh bien, depuis sa fondation, en 1884, les seuls noms qui se détachent sont ceux de La Camargo, Gouvernant, Sauge Pourprée, Oversight et Prédicateur, c'est-k-dire 5chevaux en 30 ansl...

(2) Le colonel Cousté, directeur des Remontes à Tarbes et ancien écuyer à l'École de Cavalerie de Saumur, a publié, en 1909, une brochure, Une foulée de galop de courses, dont on ne saurait trop recommander la lecture à tous ceux

Les adversaires du régime actuel le rendent seul responsable de cette régression, en ce qu'il sacrifie tout à la vitesse et à la précocité. Ses partisans, sans pouvoir nier les modifications profondes qui ont affecté le squelette du cheval, répondent que les grandes épreuves classiques de trois ans étant l'objectif à atteindre, les éleveurs ont dû s'ingénier à ne produire exclusivement que le cheval capable de les gagner, laissant de côté les épreuves de fond, qui ne peuvent être considérées que comme des compensations et non l'objectif suprême.

Alors, pourquoi avoir placé les grandes épreuves classiques à trois ans?... Cet aveu dénué d'artifice prouve mieux que toutes les critiques à quel point l'on a fait fausse route.

Les courses, il ne faut pas l'oublier, ne sont pas un but, mais le moyen de doter, par la sélection, l'élevage des reproducteurs propres à ses différents besoins, partout où le pur sang doit être recherché comme principe générateur.

Pour transmettre à leurs produits les qualités nécessaires de vitesse et d'endurance, ces étalons doivent donc avoir fait leurs preuves sur le turf, preuves qui ne sauraient avoir quelque valeur, que s'ils les ont accomplies dans la plénitude de toute leur vigueur corporelle.

La logique la plus élémentaire voudrait donc — puisque tel est le but exclusif des courses — que l'importance des efforts imposés à un cheval fût proportionnée à l'avancement de son développement physique.

Au iieu.de cela, une conception déconcertante a voulu que le maximum d'efforts lui soit précisément demandé alors que ce développement est le moindre!

Comparez, en effet, ce que l'on demande au cheval à l'âge de trois ans, sur les parcours de 2.000 à 2.400 mètres, à ce que l'on exige de lui, à deux ans, sur des distances de 800 à 1.200 mètres.

Dans les premières épreuves, il n'aura guère à s'employer que dans les 500, voire les 300 derniers mètres de la course, tandis que, dans les autres, il sera monté de bout en bout.

Qui n'a pas assisté à ces déboulés foudroyants, où le cheval est obligé de s'employer dès le départ, ne peut se rendre compte de ce que les épreuves de ce genre ont de meurtrier pour l'avenir d'un jeune animal. Et cette tâche très dure, trop dure, ce n'est pas une fois qu'on la lui impose, mais des dix et des douze fois, par tous les temps, sur tous les terrains.

A un tel régime, if n'est pas étonnant que la plupart des chevaux ne soient plus debout à l'âge de quatre ans. Ce qui est surprenant, c'est qu'ils le soient même à trois ans, et c'est là le meilleur argument-que

qu'intéresse, « en dehors de toute préoccupation personnelle, l'avenir de la race ».

On peut lire également avec fruit l'étude que M. de Gasté a publiée, le 13 janvier 1911, dans Le Jockey, sous le titre : La Qualité dans le modèle.

l'on puisse donner en faveur de la résistance du pur sang. C'est une race particulièrement forte que celle qui produit des animaux capables de résister, si jeunes, à des exigences aussi sévères. Mais ceux qui ont de la qualité, du cœur, s'épuisent d'autant plus dans ces luttes; leur mécanisme et leur organisme s'en ressentent rapidement, et il est bien rare que les premiers sujets n'abandonnent pas le turf de bonne heure. Voilà pour les sujets de tête. Pour les autres, on ne saura jamais combien il en est, parmi eux, qui, mieux ménagés, eussent joué les premiers rôles, et qu'ont usés à tout jamais ces efforts prématurés.

Ce n'est pas, contrairement à l'opinion courante, les longues distances qui sont meurtrières pour les jeunes chevaux, mais, bien au contraire, les parcours trop réduits où, comme nous l'avons vu, ils sont tenus de déployer toute leur énergie de bout en bout.

Le minuscule Nougat n'a-t-il pas disputé et gagné, à deux ans, une course sur 3.200 mètres, et, bien avant lui. Lanterne — qui devait remporter, l'année suivante, les prix de Diane et du Jockey-Club — n'avait-elle pas triomphé, avec 44 kilos, sur les 2.400 mètres de l'Omnium, qui était alors ouvert aux chevaux de tout âge?

La vérité est que les courses de deux ans devraient être peu nombreuses et d'allocations très modestes — afin d'éviter aux propriétaires les tentations — et ne pas comporter de parcours inférieurs à 1.200, voire à 1.500 mètres.

Mais le mieux serait encore de les supprimer radicalement et de faire de la saison de trois ans la saison actuelle de deux ans.

Que feraient les chevaux jusque-là?... s'écriera-t-on. Tout simplement ce qu'ils faisaient autrefois, c'est-à-dire rien, rien que prendre des forces et se développer normalement, par un léger travail, régulier et gradué.

Ils seraient moins nombreux?... Tant mieux, la sélection, but de tous les efforts, ne perdrait rien à la disparition prématurée de toutes ces non-valeurs, qui encombrent les écuries ou les haras.

Mais les champs seraient plus restreints!... La belle affaire. Autant avouer alors que c'est la quantité que l'on recherche, et non la qualité.

Et combien plus de chances pour le propriétaire — qui aurait ainsi moins de bouches inutiles à nourrir — de ne pas se tromper sur la valeur de ses produits, qu'il pourrait ainsi juger une fois formés et non pendant qu'ils se forment, source de continuels déboires et d'erreurs coûteuses, quand ils se trouvent avoir réformé précisément les meilleurs sujets de leur élevage, comme cela arrive fréquemment, même aux plus compétents d'entre eux.

Longue est la liste des chevaux de deux ans qui, après avoir brillé comme des météores, furent bien heureux, par la suite, de décrocher un modeste prix à réclamer. Pourquoi?... Mais tout simplement parce que les uns avaient laissé pour toujours leur forme dans ces efforts

prématurés, tandis que la précocité des autres avait fait illusion en regard d'adversaires plus lents à se développer, et ce n'était pas le cheval précoce qui devenait moins bon, mais les autres qui, s' étant formés davantage, devenaient meilleurs.

Nous savons fort bien que l'entraînement donne au pur sang — tant au point de vue des efforts à produire que de la résistance à la fatigue — un avantage, une avance, si l'on préfère, sur les chevaux de service, par l'assouplissement et le développement des muscles. Mais cette avance ne va pas, cependant, jusqu'à le mettre à même de remplir, à deux ans, la tâche qu'on ne lui imposait jadis qu'à cinq ans, et c'est pourquoi nous estimons que, sans attendre jusque-là, mais sans descendre non plus trop bas, on devrait fixer à l'âge de quatre ans la saison des grandes épreuves classiques.

Nous savons tout ce qu'une telle opinion — qui va à l'encontre de toutes les idées reçues et qui heurte de front tant d'intérêts particuliers — nous vaudra de railleries faciles, sinon même d'injures, à défaut d'objections sérieuses. Elle n'a rien de paradoxal, cependant, et elle nous semble être la conséquence même d'une expérience de deux siècles.

Si la première période du turf est précisément celle qui a fourni les animaux les plus remarquables, tant sur l'hippodrome qu'au haras, cela tient uniquement à ce que les animaux purent progresser normalement et acquérir tout leur développement physique avant d'affronter la lutte. Chez l'animal, comme chez l'homme, la période de croissance est toujours délicate et demande les plus grands ménagements, sous peine de provoquer chez l'individu un épuisement précoce. L'ossature, surtout, est lente à se compléter.

Les chevaux du xviii^ siècle étaient précisément remarquables par le squelette, et leurs os avaient la rigidité et la condensation du métal.

Consultez n'importe quel vétérinaire sur la qualité des os de nos cracks modernes, il vous dira que, loin de rappeler l'acier, ils font bien plutôt songer à une éponge.

Alors?

Alors, c'est donc que l'on a fait fausse route, que le régime actuel des courses est une erreur, et que, si l'on n'y prend pas garde, l'avenir de la race est en danger.

La France n'est coupable que par imitation. Tout le mal vient de l'Angleterre, où cette conception a pris naissance.

Pour grande que soit la transformation qui s'opère chez un cheval dans le passage de la seconde à la troisième année, elle est souvent moins profonde que celle que l'on peut constater de trois à quatre ans, ce qu'explique l'avancement de l'époque naturelle de sa complète formation physique.

C'est ainsi que maints chevaux tardifs, comme Trocadéro, Verneuil et Le Sancy, pour ne citer que les plus illustres, ne trouvèrent qu'avec

l'âge leur véritable forme, c'est-à-dire la plénitude de leurs moyens corporels.

Et plus près de nous, pourne nous en tenir encore qu'à quelques exemples, tel ne fut-il pas le cas d'animaux comme Bariolet, Elf, Maximum, Biniou, Ossian, Badajoz, Basse-Pointe et autres.

Ce fait seul, qu'à toutes les époques du turf, quantité de chevaux n'ont fait preuve de toute leur qualité qu'à l'âge de quatre ou cinq ans, est la condamnation même du principe qui place pendant la troisième année les grandes épreuves classiques, en vue desquelles un cheval est préparé.

Ces grandes épreuves, but de tous les efforts, ne devraient-elles pas servir de critérium définitif et former comme un couronnement de carrière, au lieu de ne constituer, comme aujourd'hui, qu'une étape transitoire?

Elles ne sauraient avoir de signification réelle que le jour où tous les chevaux pourront les disputer à armes égales, c'est-à-dire lorsque la nature leur aura permis à tous, tardifs ou précoces, d'atteindre leur parfait développement normal.

Jusque-là, elles ne seront, en dépit de l'importance que l'on y attache, qu'un trompe-l'œil, car tout vainqueur du Derby ou du Grand Prix ne peut prétendre qu'à urfe suprématie passagère et illusoire, s'il ne la confirme pas après sa troisième année.

Et c'est pourquoi les performances publiques accomplies après cette troisième année nous semblent seules concluantes.

C'est dans ce but que la Société d'Encouragement avait créé les prix du Cadran, Rainbow et Gladiateur, qui réunissaient jadis l'élite des vétérans. C'est dans ce but également que se manifeste sa tendance actuelle à augmenter la part qui leur est réservée dans son programme, et l'on ne saurait trop la féliciter de la transformation qu'elle a fait subir au prix du Cadran.

Pour en revenir à la décadence de la race, ce n'est pas d'aujourd'hui d'ailleurs que, de ce côté de la Manche comme de l'autre, lesvoix les plus autorisées se sont élevées contre la multiplicité des épreuves à courte distance et des courses pour chevaux de deux ans, qui épuisent les jeunes animaux par un travail excessif et prématuré. Déjà, en 1854, Eugène Chapus se plaignait de l'amoindrissement de résistance qu'offraient les pur sang de son époque comparés à ceux du xviii<^ siècle, et vingt ans plus tard, lors de la discussion devant l'Assejnblée Nationale de la loi de 1874 sur les Haras et les Remontes, nous avons rappelé cette opinion anglaise que leurs chevaux « n'étaient tout au plus bons qu'à porter un mouchoir au blanchissage et à l'en rapporter ».

Vraies il y a quarante ans, ces critiques ont plus de fondement encore aujourd'hui, que cet abus a décuplé.

La Société d'Encouragement a lutté tant qu'elle l'a pu contre les débuts hâtifs des chevaux de deux ans. Mais hélas! elle n'est plus

omnipotente comme autrefois. Les pouvoirs publics se mêlent aujourd'hui de régenter l'institution des courses, et nous n'avons qu'une très médiocre confiance, sinon dans leurs lumières, du moins dans leur indépendance, asservie à tous les appétits électoraux, et loin d'imiter l'Allemagne où l'on semble avoir compris le danger en reculant l'époque de ces débuts, il est à craindre que l'on ne suive une fois encore l'Angleterre dans ses errements, en les avançant au printemps.

On a déjà dressé contre la Société d'Encouragement le fameux et inutile Comité Consultatif permanent ( !) des Courses; on a imposé à son Comité des membres adjoints pris en dehors de son sein, qui, par le plus heureux des hasards, sont de ses amis et partagent ses idées.

Mais que pourra-t-elle le jour où un arrêté ministériel fixera à l'ouverture même de la saison sportive la date de début des deux ans? Elle protestera au nom des intérêts vitaux dont elle a la sauvegarde, c'est entendu, mais qui tiendra compte de ses réclamations?

Après tous les hommes compétents qui, à maintes reprises, ont déjà signalé le danger, nous tenions, à notre tour, à pousser le cri d'alarme.

Puisse-t-il, dans l'intérêt même du sport et de l'élevage, ne pas être entendu trop tard!

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