‹ Historique du mouvement de la paixChapitre 2 sur 5 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

C'eal une œuvre nouvella que celte Bibliothèque, dont nous saluons l'apparition, et à laquelle nous somraca heureux d'apporter notre concours. Mais ce n'est pas une œuvre sans précédents.

Il y a longtemps, bien longtemps, que les sociétés américaines et aug-laises de la paix, qui ont élé les premières à ouvrir la marche, ont entrepris de créer, pour éclairer l'opinionj ItiuEe une littératurG familière delapaîï. Li Péage Society de Londres, pour n'en point citer d'autres, répandait déjà à profjsîon, il y a une cinquantaine d'années, de petites brochures inlelligeminent illastréçs, par lesquelles elle cherchait à. atteindre jusqu'aux couches profondes de la population. Un américain^ celui que Ton appelait le savant forgerojit Elihu Burritt, le véritable inventeur {pour son usage personnel, il est vrai) de la formule des trois hiiil, livrait au vent, pendant le second tiers du siècle der—

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nier, dans plusieurs des langues qu'il parlait, de légères feuilles auxquelles il donnait le nom de FcaîUes tFOlivier.

Nous aussi, au nom de la Société ïsteusationalk ET p£bma?je:nte de l\ PAIT, avant iS-yo ; au nom de la Société fha:xçaise des awis de la Pais, aprè^ cette dale, nous avons, comme on le verra au cours de celte -] brochure, publié, avec plusieurs n" d'un Âlninnach 'le la Paix, une BinLioTnÊQUE de t.a Paix, dont quelques volumes, Les guerres contemporaines ^ Je Paul Leroj- Beauliou ; Les maux de la guerre et les bienfaits de la Paix, de noir.? ;TiaïE.re Edouard Laboulaye et de nousmême ; fjEoangîle de la Paix, du Pèrfi Perraud ; d'aulrcs encore, mLM'iternient d'âtrc remis au jour.

Mais les livres, comme dît lo provorbe laLin, ont leur dcslinée : Habu/ii sua fata Ubeîli. Il ne suffit pas qu'ils soient bons; il faut quils ne répugnenl pas Irop au fjoûl du public et puissent avoir prise dans une mesure sufAsante sur les esprits. Il le faut du moins pour qu'ils obtiennent un succès apparent. Car mi^me lorsqu'ils semblent avoir passé inaperçiïs, ils n'ont pas toujours été sans influence ; Le règne do la vi'rité, comme le dît André Chenier,

Au loin semé par de doux en 1rs tien »^

Germe d^na l'ombre au ccRur des sages.

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El quand, plus lard, elle rencontre la faveur populaire ; quand de toutes parts la motssoa lèvo et rpspleodil ou soleil, c'est qu'elle a été préparée par cette lente eE obscure incubation.

Aujourd'hui, la bienfaisante semence a levé. Les oreilles, trop longtemps saurdfis à l'annonce de la bonne nouvelle, s'y ouvrent de toutes parts. Des résultats jugés impossibles il y a peu d'années encore, viennent couronner les efTorls de ceux qui, pendant trop longtemps, ont persisté a espérer et à agir contre toute espérance. Le public indifférent ou incrédule se passionne pour des questions qu'il cro^ftit naguère au-dessus de sa portée ou en dehors de son influence. Il senl. il comprend que c'est lui, au contraire, la passive et inconsciente cliaîi' à canon d'hier, qui est désormais l'arbitre de sa destinée, le maître de la direction nouvelle de la politique, nationale et internationale. Et, atîn d'exercer utilement et intelligemment sa décisive influence, il demande à être éclairé et instruit.

C'est cette lumière, c'est cette instruction, mère de la Sagesse, que la Bibr.LûTHÈQUE pacifiste intiîiiîïa- Tio^ALË vient lui apporter. Ce que noua avons pcêclié dans les Congrès ; ce que noua avons peu à peu et non sans peine réussi à dire et à faire dire dans lea enceintes

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