ANJOUAN
Les Anjouanais chassent les lépreux, qui se sont isolés deuxmêmes à Chicoundouni, en face de Mot a la Selle, ou ils ont fondé un petit village. Une vieille femme lépreuse elle-même les soigne au moyen de simples, et du fait de cet isolement, la contagion est assez restreinte, bien que les malades ne s’y rendent le plus souvent que quand leur affection est déjà avancée.
Les lépreux de Chicoundouni vivent de leurs plantations : manioc, riz, fruits, etc.; personne ne leur vient en aide. Il a été question de les transférer à l’ilot à la Selle, qui n’est séparé de la terre ferme que par un étroit chenal facile à franchir à i marée basse, mais il manque d’eau.