‹ Historique sommaire de la lèpre dans nos diverses possessions colonialesChapitre 20 sur 21 · LEPRE · texte numérisé non relu

LEPRE

qui lia. L'emploi de ce sérum est aujourd’hui abandonné; il avait; fait naître au début quelques espérances, le coup de fouet qu’il imprimait aux phagocytes ayant procuré des améliorations passagères dans l état d’un certain nombre de malades.

La question de la lèpre, dont la solution a toujours présenté des difficultés en Nouvelle-Calédonie et dans ses dépendances, est aujoürd hui plus diiücile à résoudre que jamais.

Les alternatives par lesquelles ont passé les lépreux, isolés tantôt dans des léproseries partielles, tantôt aux Bélep, ont lait que les Canaques ne veulent plus aujourd’hui entendre parler de la léproserie de l’île Art. D’autre part, les léproseries partielles n’ont pas rendu les services que l’on en attendait, parce que les emplacements choisis n’ont pas toujours été heureux. Quelques-unes étaient trop rapprochées des villages et les lépreux ne pouvaient résister à la tentation d’y passer la plus grande partie de leur temps. D’autres au contraire étaient trop éloignées; aussi arrivait-il fréquemment que les tribus négligeaient de ravitailler leurs malades, ce qui servait de prétexte à ces derniers pour s’y rendre.

Les léproseries partielles ont cependant la préférence des indigènes, qui sont, paraît-il, aujourd’hui convaincus de la nécessité d’éloigner les lépreux; aussi pourrait-on peut-être profiter de ces bonnes dispositions pour les isoler dans des léproseries partielles bien situées, bien aménagées, placées à une distance raisonnable des tribus et étroitement surveillées. En tout cas, le système en vigueur actuellement est tout à fait défectueux et demande une prompte modification.

Établissements français de l’Océanie.

Nos établissements de l’Océanie, composés d’une centaine d’iles, comprennent : les archipels de la Société, des Marquises, des Tuamotu et des Gambier, les îles Tubuai, Raivavae, Rapa et le protectorat des HesRurulu et Rimatara.

La lèpre règne dans toutes ces îles depuis une époque que l’on ne peut préciser, mais qui doit être fort ancienne, car

on trouve dans la langue maori un mot pour la désigner, kooi aux Marquises, Oovi à Tahiti.

Quelques personnes attribuent 1 importation de la maladie à des Chinois; mais les missionnaires, qui les ont précédés de longue date, affirment que la lèpre existait dans nos établissements bien avant l’arrivée des Célestes.

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