GUINÉE
La lèpre, connue dans cette possession sous le nom de kirimassi et de khouna, n’est pas considérée comme contagieuse par les indigènes, qui vivent en commun avec ceux qui en sont atteints. Elle serait assez fréquente, d’après Drevon, et c’est la lorme tuberculeuse qui serait la plus répandue; il est toutefois assez difficile, chez des individus qui sont entachés de scrofule, de syphilis ou de tuberculose osseuse, de faire la part de chacune de ces diathèses, qui se confondent et dont les manifestations marchent de pair. Pinard n’en a vu qu’un seul cas à forme tuberculeuse.
CÔTE D’IVOinE.
La lèpre existe dans plusieurs régions de la colonie; elle est fréquente, paraît-il, dans l’Indénié; il en est de même dans le Baoulé, où les lépreux sont isolés dans des cases spéciales, loin du village, et nourris par leurs familles. On a constaté egalement quelques cas de lèpre tuberculeuse dans des villages voisins de Grand-Bassani, à Moussou entre autres, mais on voit rarement les malades, qui se cachent soigneusement à l’approche des blancs.
La Cote d’ivoire est en relations constantes avec la colonie anglaise voisine, la Côte d’Or, et les indigènes passent facilement de l’une dans l’autre ; or, nos voisins , qui ont fondé des hôpitaux et des dispensaires où les malades, quels qu’ils soient, sont soignés gratuitement, ont autorisé l’ouverture de deux petites léproseries dirigées par des sœurs, ce qui indique bien que la lèpre existe dans cette région.