PRÉFACE
comme s'il n'était sujet ni à la vidllesse ni à la mort; il doit pratiquer la vertu comme si déjà la mort le saisissait par les cheveux.
De tous les biens, la science est, dit-on, le plus grand, parce qu'on ne peut ni l'enlever à autrui ni l'acheter, et qu'elle est impérissable.
De même qu'une rivière, suivant son cours, mêle ses eaux à celles de l'Océan, de même la science introduit un homme auprès du monarque inaccessible : c'est par elle que l'on arrive au comble de la fortune.
La science' donne la modestie; avec la modestie, on acquiert du talent ; par le talent, on obtient la richesse; par la richesse, le mérite religieux, et par suite le bonheur.
n y a deux sciences qui mènent à la gloire : la science des armes et ceHè des livres ; la première est ridicule dans la ' ^^èillesse, la seconde est toujours respeaable.
L'homme instruit possède toutes les qualités, l'ignorant n'a que des défauts; aussi un seul homme instruit vaut-il mieux que plusieurs milliers d'ignorants.
Comme on ne peut appliquer un ornement sur un vase que lorsqu'il est neuf, ce livre a pour but
d'enseigner la politique aux jeunes gens, en la déguisant sous le voile de la fable.
L'Acquisilion des amis, la Disunion des amis, la Guerre et la Paix, voilà ce qui est écrit dans ce livre. Le tout est tiré du Pantchatantra ei d'un autre Recudl.
ou