‹ HoffmannChapitre 5 sur 7 · Gautier (Théophile), IJo/fniann · texte numérisé non relu

Gautier (Théophile), IJo/fniann

Article écrit à l’âge de 19 ans, vers 1830, et d'une très fine observalion. Il est resté inédit jusqu’au jour où le V te de Spœlberch de Lovenjoul l'exhuma dans son Histoire des œuvres de Théophile Gautier. Paris, 1887, 2 vol. (t. I, p. I 1-15). — Comme le dit justement le célèbre bibliographe, l'inlluence d Hoffmann est très visible dans les œuvres de jeunesse de Gautier (voy. notamment La Cafetière). On peut dire la même chose pour Balzac, et pendant toute sa carrière.

9. Marmier (X.), Hoffmann et Décrient dans la « Revue des Deux-Mondes » du 15 novembre 1833.

A citer seulement à cause de la date.

10. F unck (C. E. Kunz), Aus dem Lebon zrveicr Dichter ; E. T. W. Hoffmann und Fr. G. Wetzel. Erinncruncjen. Leipzig, 1836 (t. I, p. 1-172).

Intéressants souvenirs personnels du libraire Kunz, peut-être un peu étroits, comme manière de juger le génie d'Hoffmann, mais véridiques.

I I. Gautier (Théophile), Critique littéraire : Contes d'Hoffmann, dans la « Chronique de Paris » du 14 août 1836.

Repris sous le titre à'Études litéraires : Hoffmann dans le « Musée des Familles » de janvier 1841, et en tête de la réédition, en 1874, du volume de traduction de X. Marmier, cet article a enlin trouvé place dans les Souvenirs de théâtre d'art et de critique , Paris, 1888. Il a été écrit à propos de la traduction d’Egmont, dont Th. Gautier déclare avec raison préférer l’exactitude à l'élégante infidélité de Loeve-Yeimars.

12. La Bédollière (Emile de), Notice , en tête de sa traduction des contes (1838).

Rédigée d’après l’ouvrage de Hitzig, elle est documentée et contient, avec quelques citations de lettres, des détails biographiques intéressants.

13. Truiin (Hieronymus), E. T. A. Hoffmann als Musikcr , mit Beziehung auf die bevorstehende Herausgabe seines musikalischen Nachlassen. Freihafen, 1839, 1 vol. in-8.

Première étude sur Hoffmann musicien, d'après ses manuscrits (mis à part l’article de Marx).

14. Marmier (Xavier), Notice , en-tête de sa traduction de quelques contes d’Hoffmann. Paris, 1843, 1 vol. in-12.

Anecdotique, amusante, peu documentée.

15. Deçeorge (Ed.), Introductions critiques aux 4 contes posthumes traduits par lui et publiés en 1848. Lyon (plaquette in-8, à 100 ex.).

16. Schmidt (Julian), E. T. A. Hoffmann , dans sa Geschichte des Deutschen National- Lit ter atur im Neunzehnten Jahrhundert. Leipzig, 1853, in-8 (t. I, p. 396-411).

Etude assez fouillée sur l’écrivain et sur l’homme.

17. Proehle (H.), Fr. L. Jahns Leben , London, 1855, in-8 (Der « Deutschebund », gegen Napoléon und die Jahn sche Untersuchung. Ein amtlicher Bericht E. T. \V. Hoffmann s vom 15 februar 1820, als Dezernenten in Jahn’sche Prozesse).

18. Ciiampflelry (Ed.), Contes posthumes d'Hoffmann. Paris, l856, in-12.

Sous ce titre, le volume contient les traductions de 6 contes, mais surtout des extraits de lettres, des fragments de souvenirs de Rochlitz et de Funck et des articles de Marx et de Weber, enlin diverses éludes biographiques ou critiques, résultat d’un dépouillement consciencieux des volumes de Hilzig, et témoignage sérieux d’un enthousiasme très vif pour Hoffmann. C’est en somme l'ouvrage qui a le mieux fait connaître Hoffmann en France.

19. Rosenwald et Lindau (R.), Notice sur Hoffmann, dans la Nouvelle Biographie générale { Hoefer). Paris, 1861, in-8, t. XXIV, col. 893-8.

20. Koberstein (A.), Grundriss der Geschichte des deutschen National-Litteratur. Leipzig, 1847-66, in-8, t. III.

Notice assez détaillée sur Hoffmann, au bas des pages.

21. Kurz (H.), Geschichte der Deutschen Litteralur . Leipzig, 1853-72, in-4 (t. III).

Bonne notice critique sur Hoffmann.

22. Heinrich (G. A.), Histoire de la Littérature allemande. Paris, 1873, in-8 (t. III).

Court aperçu, mais bien caractérisé, sur Hoffmann.

23. Muncker (Franz), Notice sur Hoffmann, dans Allgemeine Deutsche Biographie. Leipzig, 1875-96, in-4 (t. XII, p. 575-83).

Article intéressant sur Hoffmann, et assez développé.

24. Curzon (Henri de), Avertissement , en tête de sa traduction des « Fantaisies dans la manière de Callot ». Paris, 1891, in-12.

D'après Ilitzig, avec extraits de lettres. La traduction est la première, intégralement publiée, du premier ouvrage d'Hoffmann.

25. Bock (A.), Deutsche Dichter in ihren Beziehungen zur Musik. Leipzig, 1893, in-8.

Parmi ces poètes, Hoffmann.

26. Curzon (Henri de), Hoffmann musicien , dans Musiciens du temps passé (Weber, Mozart, Méhul...). Paris, 1893, in-12 (p. 175- 296).

Hoffmann considéré surtout comme critique musical. Cette étude, où

l'on s'est e!Forcé de mettre en relief l’originalité vraiment intuitive des vues du critique au point de vue de l’évolution de la musique, comprend la traduction de la plupart des pages les plus caractéristiques d’Hoffmann sur la musique, notamment ses articles : « La musique instrumentale de Beethoven » ; — « Sur un jugement de Sacchini et de Yeffet dans la musique »; — enfin « Le Poète et le Compositeur », dialogue traduit en français pour la première fois et d’une haute importance comme idées nouvelles.

27. Wolzogen (Hans von), E. T. A . Hoffmann , der deutsche Geisterseher , dans les « Bayreuther B la t ter n », t. XVI, XVII, XVIII (1893-1895).

Fine étude, qui met en relief Bétonnante double-vue d'Hoffmann en musique et l’effet que son génie et ses observations produisirent sur Richard Wagner.

28. Bossert (A.), Notice sur Hoffmann, dans la Grande Encyclopédie . Paris, t. XX (p. 174-175). — Une autre a été publiée depuis, par le même, dans son Histoire de la Littérature allemande. Paris, Hachette, 1901, in-12 (p. 049-tiJPf).

29. Ellinger (Georg.), E. T. A. Hoffmann , sein Leben und seine Werke. Hambourg, und Leipzig, 1894, in-8 de 230 p.

Le premier travail d’ensemble un peu considérable qui ait été consacré à Hoffmann. Il est particulièrement neuf en ce que l’auteur a dépouillé minutieusement tous les manuscrits musicaux d’Hoffmann conservés à la Bibliothèque de Berlin. On y trouve également une étude très consciencieuse du caractère et de la personne d’Hoffmann, ainsi que de sa vie extérieure ou intime. Ce n’est cependant pas un travail de critique littéraire autant (pi on le souhaiterait, et le dernier mot n’est pas dit sur la place qu’IIoffmann a droit d’occuper comme écrivain dans les littératures. De plus, il n’y a à peu près aucune espèce de notes, ni d indication de sources, ni de bibliographie, ni même de table des œuvres avec leurs dates. Il est vrai que l’auteur semble dire que son travail n’est qu’une première esquisse, destinée à être reprise ou complétée.

30. Kirchner (Fr.), Die Deutsche National- Lit ter atur des AYA (S Jahrhunderts. Heidelberg, 1894, in-8 (p. 118-126).

31. Arvède Barïne (M me Vincens, dite), Névrosés : Hoffmann , dans la « Revue des Deux-Mondes » du I er octobre 1897, puis en volume à Paris, 1898, in-12 (p. 1-58).

Etude line et spirituelle, mais faite à un point de vue un peu spécial,

qui n’envisage pas toute entière, ni équitablement, la personnalité d'Hoffmann, laisse de côté plusieurs genres de ses productions, et porte sur ses œuvres littéraires un jugement insuffisamment approfondi. *

32. Curzon (H. de), La Musique d'Hoffmann, dans la « Revue internationale de musique » du 15 mai 1898 (p. 321-336).

Reprise développée de la partie musicale de 1 élude citée plus haut, avec reproduction de deux morceaux de musique publiés en 1823 par Hitzig, et deux portraits du temps.

33. Bellaigue (Camille), Hoffmann , dans le journal « le Temps », puis dans ses Impressions musicales et, littéraires. Paris, 1900, in-12 (p. 285-290).

Petit croquis d après les articles et traductions d’il, de Curzon.

34. Grisebach (Eduard), Weltlitferaiur-Katalog eines Biblio philen, mit litterarischen und bibliographischen Anmerktmgen. Berlin, 1898, in-12.

Contribution utile à la bibliographie des œuvres d Hoffmann. Elle se trouve complétée, depuis, avec quelques indications de traductions étrangères, dans un Supplément paru en 1900.

35. Grisebach (Ed.), Biographischç Einleitung , introduction à son édition des œuvres complètes d'Hoffmann. Leipzig, 1900, in-18 (t. I, p. v-cxi).

Malgré sa brièveté relative, c’est encore la meilleure biographie d'Hoffmann qui ait jamais été publiée. L’auteur connaît à fond le sujet-, son information est abondante et très curieuse (notamment au point de vue de la littérature française) et ses références continuelles aux lettres, aux souvenirs et aux œuvres mêmes d'Hoffmann, placent parfaitement bien l’homme et l'écrivain dans son vrai milieu. Des lettres inédites et quelques fac-similé ajoutent leur prix à ce bon travail, dont il faut rapprocher la table générale des noms propres, qui termine les 15 volumes de cette excellente édition.

36. Blei (Franz), E. T. A. Hoffmann, eine Fussnote, dans « Die Insel », I re année, n° 9 (juin 1900), p. 343-355.

1 er novembre 1900.

Henri de Curzon.

MACON, PROTàT FRERES, IMPRIMEURS.

Page 1