Lahorie à Decaen, Anzing, 7 frimaire
MARCHE DE l'aRMÉE DU RHIN VERS l'iNN 115
gagner du terrain à l'aile gauche, la cavalerie ne pouvant pas vivre plus de vingt-quatre heures sur le pays. Aussi Moreau prescrivit-il pour le lendemain de nouvelles reconnaissances (( plus rapprochées de l'Inn ^ )).
Déjà Grenier, de sa propre initiative, avait prescrit pour le 8 frimaire : à Ney, d'envoyer une « forte reconnaissance sur Haag )) ; à Hardy et à Legrand, de a menacer ce même point », le premier par Isen, le second par Dorfen-. Moreau approuva ces mesures. « Si vos reconnaissances ne trouvent pas une grande résistance, écrivait-il à Grenier, peut-être pourrezvous porter votre avant-garde jusqu'à Haag en échek)nnant des troupes pour les soutenir ou les recevoir en cas de besoin ^ » .
Montrichard, commandant par intérim l'aile droite, reçut Tordre de pousser « une forte reconnaissance » sur Aibling par la chaussée d'Helfendorf. Afin d'appuyer éventuellement cette opération, Decaen devait porter une de ses brigades, celle de Debilly, entre la Glon et la Moosach. Si l'ennemi avait abandonné cette zone, elle pourrait établir son avant-garde vers Beiharting^. DessoUe recommanda à Montrichard d'occuper Gmund, dont Gudin avait signalé l'évacuation par l'ennemi, et d'envoyer de là un parti sur Miesbach. Moreau pensait que tous ces mouvements amèneraient sans doute les Autrichiens à abandonner la rive droite de la Mangfall, à supposer qu'ils y eussent encore quelques troupes. « La facilité que vos reconnaissances auront à pénétrer, écrivait-il au commandant de l'aile droite, vous indiquera les points sur lesquels vous pourrez placer vos avant-gardes en ayant soin