Moreau à Grenier, Anzing, 7 frimaire
4. Lahorie à Decaen, Anzing, 7 frimaire. — Après avoir reçu le tableau des emplacements des troupes de la division Decaen, Lahorie a']ouia en postscriptum à sa lettre que ce serait probablement le détachement de Lafïon qui serait chargé de cette opération.
d'échelonner des troupes pour les recevoir et de masquer fortement les débouchés qui tombent sur votre droite * ». Moreau recommandait en outre à Montrichard de ne pas perdre de vue les communications qui, du Tyrol, aboutissent au Tegernsee et d'avoir sa droite « toujours bien appuyée* )). Il lui prescrivait enfin de faire reconnaître le cours de l'Inn en amont et en aval deRosenheim^.
Le 8 frimaire (29 novembre), l'avant-garde de la division Richepance se porta d'Ebersberg sur Wasserburg^. Les troupes autrichiennes qui se trouvaient en avant des ouvrages de la rive gauche furent rejetées si vivement dans leurs retranchements qu'elles ne reparurent plus. On s'approcha « jusqu'à portée de pistolet » de la tête de pont, qui fut reconnue « palissadée, fraisée et armée de 10 à 12 pièces de canon )). On aperçut aussi plusieurs batteries établies sur la rive droite et destinées, suivant toute apparence, à battre le pont. Des abatis assez considérables en rendaient les abords difïiciles. La garnison des ouvrages était, disait-on, de : un bataillon de Freundpalatin, une compagnie de la Motte, trois compagnies d'infanterie autrichienne, une division de Grenz-Husaren, un détachement de chevau-légers palatins ^. A la nuit tombante, la division Richepance prit position à TuUing; les avant-postes furent poussés jusqu'à Edling. Le quartier général resta à Ebersberg^. « Les troupes servent brillamment, écrivait le chef d'état-major de la division ; on a le droit de tout attendre de leur ardeur ^ )).