K. K. Arohiv, XI, IIS. - Cf. Ibld., XI
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était fortement organisée au moyen de nombreux retranchements ^
En même temps, l'archiduG précisait les instructions qu'il avait déjà envoyées à Klenau, à Simbschen et au corps auxiliaire bavarois. Le résultat de la campagne devant être obtenu par l'armée d'opérations, il fallait éviter d'en compromettre le succès par des engagements imprudents de corps détachés. Devant le corps d'Augereau, plutôt que de livrer bataille, il y avait donc lieu de céder du terrain et de se replier vers la rive gauche du Danube.
Si cependant l'ennemi commettait la « maladresse )) de négliger Klenau et Simbschen lorsqu'ils seraient arrivés sur les bords de ce fleuve, et s'il se dirigeait sur la Bohême par la route deSchwartzenfeld, ils ne devaient pas hésiter à se jeter sur son flanc droit^.
Klenau était chargé d'occuper solidement Hof et toute la rive gauche du Danube. Prévoyant que le mouvement offensif de l'armée d'opérations entraînerait l'évacuation de Ratisbonne par les troupes françaises, l'archiduc envoya à Klenau Tordre de diriger immédiatement sur cette ville deux bataillons d'infanterie et un régiment de cavalerie qui pousseraient jusqu'à Neustadt. Des forces plus importantes franchiraient ensuite le Danube et viendraient occuper Geisenfeld, vis-à-vis d'Ingolstadt, protégeant ainsi la droite et plus tard les derrières de l'armée d'opérations. Si les mouvements d'Augereau rappelaient ultérieurement sur la rive gauche une partie de ces forces, les deux bataillons et le régiment de cavalerie poussés à Neustadt devaient, dans tous les cas, être maintenus sur la rive droite^.
L'exécution des mouvements ordonnés pour le 28 à l'armée
i. K. K. Archiv, XI, 118. — Cf. Ibid., Xf, 139.
2. L'archiduc Jean à Klenau, AlLheim, 25 novembre 1890 (K. K. Archiv, XI. ad 88).
43 i HOHENLINDEN
d'opérations fut retardée par suite de deux circonstances que n'avait pas prévues le plan de campagne : la fatigue des troupes et le mauvais temps. Déjà, dans la soirée du 27, KienmaycT; envoyant à l'archiduc Ferdinand les ordres de détail pour la marche du lendemain, présumait que l'état de la température en rendrait l'exécution bien difficile ; il indiquait dans Tordre de marche la place de la réserve d'artillerie, en faisant cette restriction : « si elle peut arriver jusqu'ici ^.. ». L'archiduc Jean comprit qu'il était inutile et même dangereux de tenter une opération énergique dans ces conditions, et il donna l'ordre d'attendre au lendemain (29 novembre) pour se porter en avant. Dansla journée il arrivait lui-même à Massing d'où il écrivait à l'Empereur :
(( Les vivres n'arrivent pas; l'artillerie n'a pas encore rejoint. Par suite de la température et du mauvais état des chemins parcourus, les troupes sont dans un tel état que je pourrai à peine marcher demain; je crains beaucoup, si le temps ne change pas, que l'arméa ne souffre bientôt de la plus grande disette ». Il ajoutait qu'il allait prendre immédiatement ses mesures pour attaquer l'ennemi le plus tôt possible, ou pour se défendre s'il y était obligé^.
L'armée d'opérations employa la journée du 28 à se refaire des fatigues des journées précédentes. Aucune patrouille ne paraît avoir été envoyée dans la journée, au delà de la ligne d3 démarcation, vers Vilsbiburg et Landshut, pour reconnaître les directions sur lesquelles, cependant, on avait toujours l'intention de marcher. Seuls les deux détachements d'extrême droite du général Meczery exécutèrent les mouvements
1. Kienmayer à l'archiduc Ferdinand, Wolfsegg, 27 novembre 1800 (K. K. Archiv, XI, HH/4).
2. L'arcliiduc Jean à l'Empereur, Massing, 28 novembre 1800 {Ibid., XI, 130).
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prescrits, se portèrent sur Landau et poussèrent le même jour leurs patrouilles jusqu'à Pilsting *.
Mais, à droite et à gauche de Tarmée d'opérations, les troupes^^ du général Klenau et celles du général Lôpper échangeaient les premiers coups de fusil avec les troupes françaises; à la suite de ces escarmouches, des renseignements plus précis allaient arriver dans la soirée au quartier général autrichien,, surtout sur la situation à gauche, et amener Tarchiduc à changer complètement son plan initial.
En exécution des ordres qu'il avait reçus, Klenau avait fait occuper Ratisbonne dans la journée ; il avait poussé jusqu'à Abbach, par Donaustauf, le colonel Valmosen avec deux bataillons d'infanterie et de la cavalerie, afin de se mettre^^ en communication avec Landshut. Ce détachement s'était heurté, dans l'après-midi, à 200 fantassins et cavaliers français qu'il avait repoussés en leur faisant un prisonnier. Une partie du corps Klenau et du corps auxiliaire bavarois étaient en position derrière la Naab, se reliant à droite avec le général Simbschen par Lauf, où celui-ci avait envoyé deux régiments d'infanterie. Klenau, rendant compte à l'archiduc de ces événements, lui confirmait que le corps de Sainte-Suzanne avait commencé le 27 son rassemblement à Ingolstadt; il s'attendait à ce que son avant-garde se heurtât, le 28, à F avant-garde française, et il escomptait pour le 29 ou le 30 une rencontre sérieuse, à moins que le corps français ne se fût dirigé sur Landshut. La brigade Nogarolla était détachée derrière la Naab pour observer l'Altmûhl.
A l'extrême droite, Simbschen franchissait, le 28, la Rednitz, et prenait position sur les hauteurs de la rive gauche vers Burgebrach ; Schweinfurt était occupé par quelques-