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K. K. Archiv, XI

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troupes. Albini avait été chassé d'Aschafïenburg et s'était replié par Wiesen sur Salmimster; Simbschen annonçait son intention d'observer le corps d' Augereau ^

A gauche, le général Lopper avait été attaqué dans la nuit du 27 au 28, près d'Helfendorf, par la division Ney. Il avait tenu bon jusqu'au matin devant des forces supérieures. Après un moment de tranquillité, attaqué de nouveau à 1 heure de laprès-midi, il avait été obligé de reculer, et était venu rassembler son détachement au couvent de Ramsau. Enfin, un escadron de hussards, qui se trouvait à Steinhoring, avait dû se retirer précipitamment sur Wasserburg, suivi de près par les chasseurs à cheval de la division Richepance qui semblaient vouloir attaquer vigoureusement cette ville'.

L'éventualité d'un mouvement offensif, dirigé sur Rosenheim, Wasserburg etMùhldorf par l'armée française, avait été envisagée par l'état- major autrichien, au moment de la conception du plan d'opérations^. Cette manœuvre devait même en faciUter l'exécution, à la condition que le mouvement fût arrêté par la barrière de Tlnn. Aussi la défense de •cette rivière avait-elle été fortement organisée, afin de donner le temps à l'armée d'opérations d'effectuer son mouvement sur les lignes de communications de l'armée française*. L'arrivée des nouveaux renseignements aurait dû avoir pour résultat d'imprimer une plus grande rapidité à l'exécution du mouvement en avant; les ordres donnés pour le 29 allaient, au contraire, maintenir l'armée sur ses positions.

1. Simbschen à l'archiduc Charles, Bamberg, 28 novembre 1800 (K. K. Archiv, XI, 88] ; Klenau à l'arcliiduc Charles, Stadt am Hof, 28 novembre 1800, et RaUsbonne, 29 novembre 1800 {Ibid , XI, 91) ; Klenau à Tarchiduc Jean, Stadt, am Hof, 29 novembre 1800 {Ibid., XI, 148) ; Albini à l'archiduc Jean, V^iesen, 2o novembre 1800 {Ihid.,Xl, ad 88). — Cf. Heilmann, loc. cit., p. 403, et Œsirci'hische mititàriache Zeitschrift, 1830, t. IV, p. 7.

2. Hùfïer, loc. cit., t. II, p. 458. — Les hussards avaient perdu 8 hommes et 5 chevaux (K. K, Archiv, XI, ad IG4).

3. Hûfïer, loc. cit., t. II, p. 416 et suiv. 4 Ibid., t. II, p. 421.

DÉBOLCHÉ DE l'aRMÉE AUTHIGHIENNE 137

Les instructions adressées, le 28 au soir, aux généraux Riesch, Baillet et Kollowrat prescrivaient pour le lendemain la réunion de leurs trois corps autour de Neumarkt : deux escadrons placés à Grating étaient destinés à les relier avec le corps- Kienmayer, maintenu provisoirement à Ganghofen. Les troupes installées dans des camps devaient n'occuper ni le couvent de St. Veit, ni Neumarkt, et être constamment prêtes à partir au premier signal, a Les généraux de brigade, disait Tordre, resteront au milieu de leurs troupes, et les feld-maréchauxlieutenants s'installeront aussi près que possible, dans les villages et les fermes les plus rapprochés ^ )).

Dans la matinée du 29, de nouvelles instructions étaient adressées aux généraux Kienmayer et Meczery : elles leur prescrivaient de s'avancer sur Binabiburg autant que le leur permettraient la fatigue des troupes et les nécessités de l'approvisionnement. La défense de franchir la ligne de démarcation^ faite dans les instructions de la veille, n'était pas reproduite. Le général Meczery était chargé d'adresser aux détachements d'extrême droite, qui pouvaient être exposés à ne pas recevoir d'ordres régulièrement, les indications nécessaires sur leur mission : gagner en avant autant de terrain que le leur permettait leur sécurité ; franchir Tlsar si c'était possible ; se relier à droite au général Klenau; enfin envoyer au plus tôt au quartier général un rapport faisant connaître si la contrée était entièrement occupée par les Français ou sillonnée seulement par de faibles partis^.

Le 29 au soir, le quartier général et les corps Riesch, Baillet et Kollowrat se trouvaient à Neumarkt. Meczery arrivait à G heures de soir à Binabiburg, occupant la Vils depuis Vilsbi-

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