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Hùfter, loc. cit., t. II, p

4. L'archiduc Jean au Conseil aulique, Neumarkt, 29 novembre 1809 (K. K. Archiv, XI, 144). — Cf. l'archiduc Jean à Zvveibrûcken, Neumarkt, 29 nove nbre iSOO [Ibid,, XI, 160).

DÉBOUCHÉ DE l'aRMKE AUTRICHIENNE 139

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mal préparé, le décidèrent à y renoncer et à préférer les chances d'une bataille sur la route directe de Munich. On ne saurait dissimuler que la continuation d'une marche sur Landshut, en tournant pour ainsi dire le dos aux Français, n'offrît de grands inconvénients, dès que tout n'était pas prévu d'avance pour baser sur Ratisbonne la ligne future de retraite et des approvisionnements i ».

11 est certain que la marche rapide sur Freising et Dachau, telle que la prévoyaient les ordres primitifs du quartier général autrichien, n'aurait pu qu'augmenter le désordre et la fatigue des troupes : ce mouvement sur les derrières de l'adversaire demandait une exécution rapide et énergique et des efforts que les troupes n'étaient plus capables de donner. « On préféra l'effet plus prompt, mais aussi plus incertain, d'une bataille, à l'effet plus éloigné, mais d'autant plus sûr, de la manœuvre- ».

Si le quartier général autrichien avait commis une lourde faute en n'ayant pas su prévoir les obstacles qui allaient arrêter, dès le début, l'exécution de son plan — obstacles qui auraient pu en partie être évités si les troupes avaient été dirigées plus tôt et avec moins de hâte sur leurs points de concentration — le nouveau plan adopté offrait cependant de sérieux avantages et, mené plus vigoureusement, il pouvait mettre l'armée française dans une situation critique. Quoi qu'il en soit, ce changement de plan s'opéra avec la plus grande rapidité et les instructions furent aussitôt envoyées à tous les éléments de l'armée.

Les trois corps rassemblés autour de Neumarkt reçurent

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